Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

08/12/2016

Faisons avancer le schmilblick du soutien aux startups

Les dispositifs de soutien direct aux créateurs d’entreprises ont rarement fait l’objet d’évaluation

 

Les aides directes sans remboursement visant à soutenir la création d’entreprises sont nombreuses. Mais il n’est malheureusement pas possible de distinguer, pour certaines de ces aides, celles qui bénéficient aux créateurs et celles qui bénéficient aux repreneurs.

Tant en montant qu’en nombre de bénéficiaires, les dispositifs les plus importants visent les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux :

- les exonérations sociales et fiscales visent en particulier les demandeurs d’emploi et les indépendants ;

- les subventions, qui représentent environ le double du montant des exonérations, sont également massivement orientées vers les créations d’entreprises par les chômeurs ou les personnes bénéficiant de minima sociaux à travers l’activation des dépenses sociales et la possibilité d’investir une partie de ses droits à allocation chômage dans son entreprise ou de bénéficier du cumul de son allocation et des revenus de son entreprise.

 

Ces dispositifs permettent notamment à cette catégorie de créateurs, aux moyens financiers a priori limités, de disposer soit de ressources pendant la période initiale où l’activité de leur entreprise ne permettrait pas de subvenir à leur besoin, soit d’un pécule qui peut compléter les fonds propres de leur entreprise. Par ailleurs, leurs charges sont réduites pendant les premiers mois voir les premières années. La majorité des chômeurs créateurs bénéficie de cette exonération.

Les dispositifs de subventions et d’exonération ont rarement fait l’objet d’évaluation et sont, en règle générale, mal suivis. Leur coût et le nombre de leurs bénéficiaires, notamment concernant les dispositifs les plus massifs, sont mal connus ce qui rend difficile la mesure de leur impact et de leur efficacité.

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici

07/12/2016

La chute de Take Eat Easy ? Désespérant mais pas grave !

La start-up belge Take Eat Easy, parangon du secteur food delivery (livraison à domicile de repas) tire sa révérence, en pleine croissance de ses activités (croissance mensuelle de 30% sur les douze derniers mois avec 20 villes européennes, 3000 livreurs, 3500 restaurants) et sans avoir démérité. Paradoxal, n’est-il pas ? Pas vraiment. Il ne faudrait pas oublier qu’en Belgique, environ un quart des TPME font faillite alors que leur carnet de commandes est plein ! La suprême raison de leur échec : les difficultés chroniques de leur trésorerie. C’est donc un problème assez classique.

Heureusement, les véritables « grands perdants » dans cette aventure avortée ne sont ni les fondateurs de la start-up, ni les livreurs, ni les restaurants, ni les clients, mais seulement les investisseurs professionnels des deux dernières grosses levées de capitaux. Respectivement 6 millions d’euros, en avril 2015, tour de table de Série A auprès de Rocket Internet, DN Capital et Piton Capital et 10 millions d’euros, début 2016, tour de table de Série B auprès des mêmes investisseurs et d'Eight Road Ventures (anciennement Fidelity Growth Partners). Et ces capitaux-risqueurs ont habituellement les poches profondes.

Donc, dans l’ensemble il s’agit d’un moindre mal, puisque les clients peuvent recourir à d’autres plateformes de livraison et que les restaurateurs et les coursiers peuvent passer à la concurrence, notamment chez Deliveroo. Pour les fondateurs de Take Eat Easy (TEE), il n’y a pas de soucis à se faire. En effet, une équipe qui a réussi à convaincre des professionnels du capital-risque de lâcher 16 millions d’euros, en deux levées rapprochées, pour une jeune pousse opérant dans un secteur très concurrentiel, avec un business modèle lacunaire recèle forcément des talents communicationnels hors pair qui seront réutilisables pour d’autres aventures entrepreneuriales.

Quels enseignements tirer de la chute prévisible de TEE?

Lire la suite de l'article publié sur LinkedIn: cliquer ici

06/12/2016

A quoi est dû le taux élevé d’échec des startups ?

Le taux particulièrement élevé d’échec des entreprises émergentes est attribuable principalement à des problèmes d’entente au sein de l’équipe fondatrice.

Une enquête récente menée aux États-Unis en 2014 par des venture capitalists attribue la majorité (72%) de leurs échecs concernant les jeunes entreprises qu’ils ont en portefeuille à des problèmes au sein de l’équipe de management. Dans une autre étude en 2015 on a demandé à des investisseurs français d’identifier les problèmes pouvant survenir dans les entreprises qu’ils ont en portefeuille ; 67% des problèmes évoqués impliquaient des conflits au sein de l’équipe dirigeante. Selon les travaux du professeur  Noam Wassermann (université de Harvard) sur une petite dizaine de milliers d’entreprises; 65% des startups échouent essentiellement en raison de problèmes interpersonnels entre fondateurs.

La recherche académique a intensément étudié les taux d’échec mais malheureusement, en se focalisant presque entièrement sur les causes externes plutôt que sur les intoxications endogènes (les décisions fondatrices pouvant mener à des « problèmes de personnes), bien plus prégnantes. On en sait donc très peu sur les principaux périls de l’activité entrepreneuriale, acclamée comme le cœur et l’âme de l’activité économique.

Ces conflits interpersonnels entre associés sont le fruit des décisions difficiles face aux dilemmes fondateurs de toute jeune pousse : s’associer et partager. Environ 70 % des conflits entre associés sont dérivés d’une mauvaise distribution initiale des actions et 30% des antagonismes sont la conséquence d’une mauvaise évaluation préalable des tempéraments !

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici