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30/05/2015

Le principe des Matriochkas pour valoriser les startups Internet

Pour évaluer les sociétés actives sur le Web il était devenu nécessaire de s’affranchir des critères archaïques et dépassés de l’ancienne économie. Est apparue alors une méthode empirique, merveilleuse et universelle, inspirée du principe des « Poupées russes ».

Les Matriochkas, emboîtées les unes dans les autres sont un objet populaire symbole de fertilité. La métaphore des Poupées russes non seulement rend hommage à la fertilité des idées novatrices des pontes de l’investissement lucratif en matière d’évaluation expérimentale de société Internet mais est également utile pour faire saisir l’importance de la notion de valeurs imbriquées les unes dans les autres, le point de vue de l’évaluateur (qui construit la valeur par induction) se modifiant à chaque emboîtement plus grand.

La méthode en question est en fait une adaptation imaginative de la technique des multiples, très en vogue dans les processus classiques d’évaluation des entreprises. En finance d’entreprise, selon la logique des ratios et multiplicateurs : on considère qu’une entreprise vaut x fois son bénéfice (on parle alors de Price Earnings Ratio, PER) ou y fois son chiffre d'affaires (Price Sales Ratio, PSR). 

Mais, comme c’est le cas généralement de toute  start-up Internet qui ne rapporte rien en début d’activité, on ne peut donc se fonder sur le bénéfice actuel de celle-ci pour déterminer sa valeur. Pour surmonter l’obstacle on raisonne par analogie en choisissant d’autres indices. Par exemple, si l'on estime que les ventes actuelles sont des indicateurs de bénéfices futurs, on peut se fonder sur les ventes. Lire la suite

12/05/2015

Le crowdfunding : un nouveau segment de la finance ou une autre façon de concevoir le financement de l’économie ?

En 2014, 152 millions d’euros ont été collectés sur la cinquantaine de plateformes de finance participative, regroupées au sein de l’association Financement Participatif France (FPF). Soit plus du double des montants levés en 2013.

Preuve de l’engouement du public, 1,3 million de Français ont déjà soutenu un projet de crowdfunding : que ce soient quelques euros versés à un artiste sur un site de don (62 euros en moyenne en 2014), des centaines d’euros prêtés à une PME, ou plusieurs milliers investis (4 470 euros) dans le capital d’une start-up.

Dans l’univers de la finance participative, les plateformes de don sont les plus connues. Avec ces sites, l’internaute soutient un projet, principalement culturel, et reçoit en échange une récompense (du simple gadget, au produit financé), qui dépend du montant versé. En 2014, ce secteur a récolté plus de 38 millions d’euros (+90% par rapport à 2013), dont les deux tiers ont été réalisés par les leaders Kisskissbankbank (15 millions) et Ulule (12,8 millions). Lire la suite

11/05/2015

Startuppers: Ne devenez pas le jouet des investisseurs!

Si vous n’y prêtez suffisamment attention voici une manœuvre des investisseurs qui peut avoir des effets ravageurs.

Vous venez de négocier avec succès un investissement de 1 million d’euros sur base d’une valeur premoney (valeur de la start-up avant l’investissement) de 4 millions d’euros. Triomphant et fier vous revenez au siège de votre société pour raconter à votre équipe que leur dur labeur a créé 4 millions d’euros de valeur.

Vos coéquipiers vous demandent ce que valent leurs parts. Vous expliquez que puisque la jeune pousse a actuellement 3 millions d’actions existantes, les investisseurs doivent les évaluer à 1,33 €/action (4 m € premoney / 3 m actions = 1,33 €/action).

Plus tard, dans la soirée, vous parcourez la term sheet (sorte de lettre d’intention) de vos investisseurs. Et là, stupeur ! Il y est écrit que le prix de l’action est de 1 € l’unité… Cela doit être une erreur ! Au fil de votre lecture, la term sheet indique : « La valorisation premoney de 4 millions d’euros inclut un option pool égal à 20 % de la capitalisation totale après l’investissement. » Lire la suite