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23/08/2017

Crowdfunding : ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Sur une plateforme de crowdlending, le remboursement de votre investissement et des intérêts est lissé jusqu’à l’échéance du crédit : vous prêtez à une entreprise qui vous versera une mensualité tous les mois. Le risque est évidemment celui d’une faillite ou de difficultés financières de l’entreprise. Car ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Elles ont essentiellement un rôle d’intermédiaire entre porteurs de projets et investisseurs, sans prendre de responsabilité sur la qualité intrinsèque des dossiers, même si elles ont l’obligation d’avertir les investisseurs des risques encourus.

Et ces intermédiaires sont soumis à une régulation plutôt légère. L’obtention du statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) est assez peu contraignante et repose, en France par exemple, sur un simple enregistrement auprès de l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances, le registre français des intermédiaires en assurance, banque et finance), contrairement au statut d’entreprise d’investissement (equity based crowdfunding), plus exigeant, qui nécessite une vraie procédure d’agrément par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avec implication de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

 

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22/08/2017

Financement participatif: une atteinte exagérée à la liberté de spéculer

Une plateforme peut être utilisée pour servir un intérêt émotionnel, par exemple aider un membre de la famille ou un ami sur un projet, financer une ruche sur un toit participant ainsi localement à la biodiversité, etc. Mais aussi pour favoriser un intérêt spéculatif, comme investir avec l’espoir de voir son investissement fructifier tout en étant satisfait d’avoir participé à un évènement particulier, par exemple le montage d’un projet dans le tiers monde.

Les autorités prudentielles n’interdisent pas mais portent atteinte de manière outrancière à la liberté de spéculer. Elles semblent prêtes à tout pour empêcher la célébration de l’individu souverain. Chez nous pas de commémoration de l’idéal méritocratique, (réalisation de soi par l’activité d’investir, par la montée en autonomie financière…) comme c’est le cas chez les Anglo-saxons. L’État ne comprend pas cette nécessité croissante pour le particulier de se prendre en charge individuellement.

Or spéculer financièrement c’est simplement faire des choix individuels concernant son patrimoine personnel avec des conséquences particulières sur sa propre vie. Restreindre cette possibilité c’est donc faire obstruction à la liberté de se réaliser au travers de choix personnels. Brider, par des règlementations, la liberté d’investir ce que bon vous semble quand bon vous semble avec la conséquence de freiner la possibilité de vous enrichir est une attaque au libre choix fondamental des individus et cela va à l’encontre des droits et libertés, sans discrimination, que nous garantit pourtant la Constitution.

 

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21/08/2017

Crowdequity: le coût du prospectus imposé est très loin de correspondre à sa valeur ajoutée

Le clou de ce rapport indigeste et coûteux, contrainte règlementaire imposée par les autorités prudentielles,c’est que la valorisation (la raison fondamentale d’être de ce type de rapport) exposée est totalement non transparente, pour ne pas dire bâclée. Aucune explication de la méthode employée pour aboutir à l’évaluation financière n’est fournie. Et comme les composantes du SWOT (acronyme de Strengths,Weaknesses, Opportunities, Threats) ne sont pas quantifiées, il n’y a pas moyen de comprendre la logique ayant conduit à l’évaluation proposée aux mini-investisseurs.

Quelle est la valeur d’un prospectus qui reste totalement opaque sur la méthode de valorisation de la start-up concernée ? A quoi bon des pages de commentaires sur les forces et les faiblesses de la start-up si on reste mystérieux sur la détermination de sa valeur transaction ?

Pourtant, la valeur financière du projet est la pierre angulaire dans la décision d’investir. Si au final le prospectus présente les tenants et aboutissants d’un projet et que l’investisseur décide d’y souscrire, il n’a fait que la moitié du chemin : il lui faut encore savoir à quelles conditions il y souscrit, surtout à quel prix, pour savoir ce à quoi il peut prétendre en échange de sa contribution.

Pour l’investisseur il serait plus utile de disposer d’un prospectus de seulement dix pages, mais alors détaillant la valeur financière ou transactionnelle du projet (celle-ci synthétise en quelque sorte l’analyse SWOT), plutôt que 100 pages de verbiage administratif récurrent.

Sur une centaine de pages de rapport, seulement un tiers de celles-ci concerne spécifiquement l’entreprise. Le but ultime du prospectus est de dire si le projet a de la valeur ou non, si c’est une opportunité financière ou non. Et si oui, il faut la préciser en expliquant comment on l’a déterminée. Dans la pratique on ne le fait pas parce qu’alors l’investisseur comprendrait la logique collusoire de la plateforme et des porteurs de projet.

 

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