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01/05/2015

Les banques se méfient de leurs employés

Et si pour une fois les banques refusaient de croire que le fait de licencier des employés en bloc est la seule réponse pour réduire les coûts et survivre à cette mauvaise passe ? Ne pourraient-elles pas sentir au plus profond d’elles-mêmes que si elles refusaient de voir la récession comme une excuse à leur déclin, et que si elles faisaient ce qui est bon pour leurs employés, elles pourraient alors convertir la menace en opportunité ?

L’économie du savoir tout entière n’est au fond bâtie que sur la confiance que les employés construisent entre eux. C’est cette relation – celle entre les employés et l’organisation – qui à elle seule maintient une entreprise dans la course. Des licenciements à grande échelle, s’ils ne sont pas liés à la performance des employés mais simplement à la réduction des coûts, démantèlent l’édifice de la confiance. Les fondations mêmes de l’organisation sont réduites à néant.  Lire la suite

26/04/2015

Le clair-obscur du soutien de l'Etat à la création d'entreprises

Avec 73 996 entreprises créées en Belgique en 2012, l’entrepreneuriat et l’esprit d’entreprendre progressent, mais à un rythme lent et la Belgique  est toujours dans le dernier peloton au classement des pays européens en nombre de créations annuelles. Les entreprises individuelles (en général un seule personne physique, souvent le fondateur lui-même) sont à l’origine de 53 % de ces créations.

En réalité, le problème est plus qualitatif que quantitatif car ces créations ont toutefois une pérennité limitée : 61 % des entreprises créées en 2006 étaient toujours en activité en 2009 et elles sont seulement 49 % après 5 ans d’activité. Plusieurs facteurs expliquent ce pourcentage comme le montant des capitaux initiaux, la forme juridique choisie ou encore le profil du créateur : les chômeurs, les moins de 30 ans ou des personnes peu ou pas diplômées réussissent moins.

Les entreprises présentent des caractéristiques peu favorables à leur pérennité et à leur développement : 84,3 % de celles créées en 2011 n’avaient aucun salarié, 54 % de celles créées en 2010 ont des capitaux propres inférieurs ou égaux à 10 000 euros et 31 % ne sont pas bancarisées, 82 % ont la forme d’entreprise individuelle. Lire la suite

25/04/2015

Lacunes du modèle belge d'élevage de startups

La Silicon Valley, les régions de Boston et de New York ont créé chacune un environnement éminemment favorable  où les investisseurs sont en compétition les uns avec les autres pour avoir une chance de financer la prochaine start-up « chaude ».

Tandis que dans notre écosystème de développement et de financement, ce sont les startups qui sont en compétition pour avoir une chance de présenter leur projet à un parterre d’investisseurs (souvent dilettantes). Elles doivent apprendre à se débrouiller toutes seules et trouver elles-mêmes des solutions dans des conditions frugales.

Pour résumer la nette imperfection du modèle belge d’élevage de startups, citons, parmi ses failles cruciales :

Une culture d’entreprise insuffisante et un culte de l’entrepreneuriat inexistant

Il nous manque d’emblée le premier atout maître. L’écosystème belge n’est pas irrigué par la culture de l’entreprise. On y est pas entouré de gens qui pensent à créer, qui ont créé, qui veulent recréer. On n’y baigne pas littéralement dans l’esprit d’entreprise !

Tous les gens qui ont créé des boîtes savent qu’ils ont au moins autant appris de leurs échecs que de leurs réussites. Mais pas le staff (analystes, investisseurs, mentors, partenaires) des dispositifs public et privé d’aide à la création et au financement d’entreprise. Du coup, chez nous, seules les expériences d’entrepreneuriat couronnées de succès sont valorisées, pas celles qui ont fait flop. C’est éminemment réducteur. Lire la suite