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05/05/2015

Les contrats PPP: De la poudre de Perlimpimpin ?

Les partenariats public-privé (PPP) sont des contrats qui permettent à l’Etat ou à une collectivité publique de confier à un opérateur privé le financement, la construction, l’entretien et l’exploitation d’équipements collectifs (collège, éclairage, hôpitaux, stades, canaux, prisons, etc.). En contrepartie de la réalisation du projet, le donneur d’ordres public verse un loyer sur plusieurs décennies – jusqu’à 40 à 50 ans pour les infrastructures de transport. Lorsque le contrat arrive à échéance, la personne publique devient propriétaire de l’ouvrage. Les banques et les industriels promeuvent les PPP en mettant en avant deux arguments : c’est plus rapide et ça ne coûte pas plus cher que les autres modalités d’investissements publics.

Ce n’est probablement que de la poudre jetée aux yeux des décideurs politiques actuellement sollicités pour des projets tels que : le tram de Liège (encore au stade de l’enquête publique), les écoles en Communauté française, les nouvelles prisons, dont celle de Marche-en-Famenne (en construction), le nouveau projet de complexe pénitentiaire à Haren, le tunnel Léopold II à Bruxelles, le nouveau centre administratif de la Région de Bruxelles-Capitale. Lire la suite

04/05/2015

Refonder une confiance devenue évanescente entre les entreprises et les investisseurs

L’ancien président du très sérieux Institute of Chartered Accountants in England and Wales (l’équivalent de notre Ordre des experts-comptables), Paul Druckman a une délicatesse toute britannique pour asséner des vérités qui blessent : « Nous devons refonder une confiance qui n’existe plus trop entre les entreprises et les investisseurs, entre les décideurs économiques et le public. » Il est aujourd’hui le directeur exécutif de l’International Integrated Reporting Council (IIRC, comité international pour le reporting intégré).

Ce comité inconnu du grand public, créé en 2010, regroupe des représentants de grandes entreprises (General Electric, Xerox, Tata, Microsoft, Solvay…), d’investisseurs (BlackRock, HSBC, UBS…), de cabinets d’audit (les Big Four y sont), d’autorités de régulation des marchés, d’organisations non gouvernementales et des professions du chiffre venus de tous les continents. Leur constat est commun : Dans les années 1970, les comptes annuels publiés par les entreprises représentaient 80 % de leur valeur, et 20 % y échappaient. Aujourd’hui, les proportions sont inverses. Non pas que les chiffres soient faux, mais l’économie a changé. La valeur d’une entreprise est aussi celle de ses propriétés intellectuelles, de ses marques, de sa réputation, des compétences de ses salariés, de son impact sur l’environnement… Lire la suite

03/05/2015

Ouvrir les portes du marché étasunien aux startups belges

Imaginons une innovation radicale dans le soutien des pouvoirs publics à la création et au financement d’entreprise : L’État et les régions pourraient booster l’innovation en aidant nos startups technologiques (biotechnologies, énergies propres, les technologies de l’information, etc.) à pénétrer le marché étasunien. Il s’agirait d’encourager nos jeunes pousses innovantes à s’ouvrir à d’autres processus et à d’autres structures d’innovation, dans des écosystèmes véritablement performants, comme ceux de la Silicon Valley et du Massachusetts.

Puisqu’en Belgique il nous manque le savoir-faire anglo-saxon tant en matière de financement d’amorçage et de démarrage (c’est-à-dire le capital-risque stricto sensu) qu’en matière de business modèles dans l’innovation, transformons notre faiblesse en faisant bénéficier à nos jeunes entreprises d’un réel tremplin sur le marché américain.

Les jeunes entreprises technologiques belges sont très bien perçues aux États-Unis. Elles sont inventives, innovantes mais leur talon d’Achille concerne généralement la preuve du concept et leur business plan.   Lire la suite