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03/12/2016

Le mal des spin-offs belges francophones

« Le jour où les business angels seront vraiment incités à investir dans celles-ci… les poules auront des dents » (un business angel belge qui préfère rester anonyme)

En Belgique, les spin-offs universitaires (startups issues de l’université) des régions francophones présentent dans l’ensemble des performances médiocres. Pour expliquer ce phénomène, on invoque, ça et là, un écosystème sous-développé et sous-financé à l’image du sous-régionalisme persistant qui empêtre la Wallonie depuis longtemps.

En réalité, cela n’a rien à voir. Le mal qui accable les spin-offs des universités francophones belges est simplement un écosystème mal calibré : plutôt complexe et concomitamment désincitatif.

Les dispositifs mis en place auprès de chacune de nos universités sont nombreux mais ne fournissent en réalité que peu de capitaux d’ensemencement. Pour sortir les spin-offs des stades précoces de leur existence, les dispositifs publics et privés d’animation économique comptent d’abord sur les dynamiques business angels, plus prompts que les venture capitalists (sociétés et fonds de capital-risque) à financer les phases d’amorçage et de démarrage des jeunes pousses.

Dindons de la farce

Malheureusement, toutes ces « bonnes fées » (*) autour du berceau de la spin-off créent, malgré elles, un environnement qui n’encourage en rien l’investissement « angélique ». Parce qu’en réalité,  elles ne parviennent pas à enlever chez les business angels l’amère impression d’être pris pour les dindons de la farce.

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01/12/2016

Déterminer une clé de répartition des actions de la start-up est un dilemme majeur pour les fondateurs

Selon de multiples sources le taux d’échec des startups actives dans les nouvelles technologies est de 90%. Et la faillite survient typiquement dans les… 120 premiers jours !

Selon les travaux du professeur Noam Wasserman (université de Harvard) ; 65 % des échecs sont dus à des problèmes au sein de l’équipe dirigeante (dans 88% des cas l’équipe dirigeante correspond à l’équipe fondatrice).

Parmi les problèmes survenant au sein de l’équipe fondatrice : environ 70 % sont dérivés d’une répartition inéquitable du capital-actions dans les phases précoces d’existence de la jeune pousse !

Il y a deux types de mauvaise distribution et celles-ci se font en deux temps (parfois très rapprochés) :

  • D’abord, la répartition initiale du capital-actions de la start-up entre les cofondateurs (sweat equity).

 

  • Ensuite le partage du capital-actions entre les cofondateurs et les premiers investisseurs extérieurs (cash equity).

 

Le sweat equity consiste souvent en une répartition spontanée, intuitive et donc bâclée, des actions de la start-up en fonction des contributions de chacun des cofondateurs.

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30/11/2016

Évaluation de startups : du conte de fées à la samba du diable

Étant donné l’apparition du phénomène « startups » et vu les trombes d’argent public (l’easy money) et privé se déversant sur les entreprises émergentes grâce, entre autre, à la prolifération de nouvelles structures d’intermédiation, notamment les plateformes de crowdfunding, escortées de mesures fiscales bienveillantes (tax shelter), le besoin de notation indépendante de projets de création d’entreprise se fait de plus en plus prégnant.

Il faut non seulement plus d’acteurs de l’évaluation, notamment des agences de notation et des évaluateurs dédiés exclusivement à l’analyse et à la notation financière du potentiel de développement des jeunes pousses, mais aussi, et surtout, de nouveaux modèles d’évaluation étant donné l’ampleur du taux d’échec des startups lancées. En effet, plusieurs études coïncident pour montrer qu’environ 90 % des startups échouent. Et selon les recherches du professeur Noam Wasserman (à Harvard), la cause principale de l’échec est, dans près de 65% des cas, due à des problèmes au sein de l’équipe dirigeante. Il apparaît donc que les facteurs d’échec sont mal identifiés à la source par les modèles actuels d’évaluation.

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