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05/12/2016

Qu’est-ce qui freine la création d’entreprise en Belgique ?

Trois des principaux freins sont :

 

La peur de l’échec et concomitamment le manque de prise de risque 

Les fondateurs belges sont courageux mais pas téméraires : contrairement à leurs pairs anglo-saxons, trois quarts des fondateurs ne mobilisent pas l’entièreté de leurs économies pour lancer leur projet. Sur 129 cofondateurs interrogés, 31 avouent avoir investi dans leur projet moins de la moitié de leurs fonds personnels disponibles. Tandis que 47 d’entre eux reconnaissent n’avoir consacré que la moitié de leurs économies pour lancer leur projet et 19 annoncent avoir investi près des trois quarts de leurs ressources financières. Seuls 32 fondateurs ont déclaré avoir investi tout ce qu’ils avaient pour donner une chance à leur entreprise. La plupart des fondateurs reconnaissent leur attirance pour le crowdfunding pour des raisons évidentes (test, traction, buzz, etc.) mais aussi pour une raison moins avouable : recourir à la foule plutôt que risquer sa « brave geld ».

 

Le manque de talents entrepreneuriaux et communicationnels

Plus de  90 % des jeunes pousses échouent à lever des capitaux de démarrage (first round capital).

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04/12/2016

Le mal des startups belges

Voici une analyse personnelle des raisons pour lesquelles les startups innovantes de  la « tech économie » belge peinent à attirer les grands apporteurs de capitaux. Et dans la foulée voici aussi quelques pistes pour améliorer la prospérité de nos startups digitales.

 

  1. Pléthore d’explications secondaires

 

Le discours habituel sur l’état de détresse du secteur digital belge se résume généralement à invoquer  un environnement hostile.

Parmi les explications les plus couramment citées pour souligner l’indigence de nos jeunes pousses innovantes, citons : « l’étroitesse de notre marché », « le désert technologique », « nos grandes entreprises préfèrent se tourner vers des technologies étrangères », « le manque de moyens importants pour soutenir l’e-commerce belge », « le manque de formations spécialisées », « la pauvreté d’accès au capital-risque », « La Belgique n’est pas le pays du Venture Capital », « la myopie, la frilosité ou l’impatience des investisseurs belges (quand ils veulent bien investir, ils exigent alors un rendement important, rapidement) », etc.

Ces affirmations péremptoires expliquent ainsi le fatalisme ambiant : « Pour grandir, réussir, devenir un nouveau Google, Apple, Facebook, Amazon, il faut partir à l’étranger ! ». Mais elles ne se réfèrent  qu’à des facteurs externes aux startups et distinguent mal la causalité et la corrélation.

Par exemple, l’étroitesse de notre marché ou sa segmentation typique (régionale, communautaire, linguistique, etc.) est-elle la cause de la difficulté d’accès au capital-risque, ou simplement une corrélation ? Si les grandes entreprises belges préfèrent se tourner vers des technologies étrangères plutôt que vers les technologies innovées par nos startups est-ce la cause du désert technologique en Belgique ou une simple réciprocité ?

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03/12/2016

Le mal des spin-offs belges francophones

« Le jour où les business angels seront vraiment incités à investir dans celles-ci… les poules auront des dents » (un business angel belge qui préfère rester anonyme)

En Belgique, les spin-offs universitaires (startups issues de l’université) des régions francophones présentent dans l’ensemble des performances médiocres. Pour expliquer ce phénomène, on invoque, ça et là, un écosystème sous-développé et sous-financé à l’image du sous-régionalisme persistant qui empêtre la Wallonie depuis longtemps.

En réalité, cela n’a rien à voir. Le mal qui accable les spin-offs des universités francophones belges est simplement un écosystème mal calibré : plutôt complexe et concomitamment désincitatif.

Les dispositifs mis en place auprès de chacune de nos universités sont nombreux mais ne fournissent en réalité que peu de capitaux d’ensemencement. Pour sortir les spin-offs des stades précoces de leur existence, les dispositifs publics et privés d’animation économique comptent d’abord sur les dynamiques business angels, plus prompts que les venture capitalists (sociétés et fonds de capital-risque) à financer les phases d’amorçage et de démarrage des jeunes pousses.

Dindons de la farce

Malheureusement, toutes ces « bonnes fées » (*) autour du berceau de la spin-off créent, malgré elles, un environnement qui n’encourage en rien l’investissement « angélique ». Parce qu’en réalité,  elles ne parviennent pas à enlever chez les business angels l’amère impression d’être pris pour les dindons de la farce.

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