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04/02/2017

Start-up: multiplier plusieurs fois sa mise de départ

Le financeur étudie le projet et prend la mesure des risques, il élabore ensuite une palette de rendements souhaités pour sa participation financière. Après avoir éventuellement étudié les données du due diligence (audit général) et avoir réfléchi à comment structurer sa participation il peut alors estimer le temps nécessaire à la jeune pousse pour qu’elle puisse le rembourser.

 Les investisseurs établissent une corrélation entre le temps nécessaire pour récupérer leurs billes et le rendement attendu. Plus longue sera la durée jusqu’à la sortie, plus élevé sera le rendement exigé. Ce rendement élevé est justifié aux yeux de l’investisseur par le surplus de risque et l’immobilisation de son outil de travail (les capitaux investis).

 Les jeunes entreprises, notamment les startups technologiques, à l’appétit vorace en capitaux, sont généralement peu enclines à payer des dividendes ou un intérêt pendant la durée de l’investissement de l’apporteur de fonds. Au contraire, ces entreprises préfèrent réinvestir tout excédent de trésorerie dans leur forte croissance.

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03/02/2017

Start-up: autres spécificités impactant le partage du capital-actions

1) Décote de minorité et/ou surcote de majorité

 De temps à autre, intervient entre l’entrepreneur et l’investisseur, un accord spécifique concernant le pourcentage de participation au capital de l’investisseur. On parle de décote de minorité ou de surcote de majorité ; 49 % des actions d’une société valent moins cher que 49 % de sa valeur totale ; à contrario, 51 % des actions valent plus que 51 % de la valeur totale.

 Un investisseur minoritaire applique une décote de minorité (de 15 à 45 %) à son prix d’entrée dans le capital de la jeune entreprise.

 À moins qu’il ne se protège grâce à un pacte d’actionnaires. Des clauses spécifiques dans le pacte d’actionnaires permettent à l’investisseur de disposer de pouvoirs plus étendus que ceux conférés aux actionnaires minoritaires par le droit des sociétés commerciales. Notamment, le pacte d’actionnaire permet de mettre en œuvre des instruments qui désolidarisent capital et pouvoir.

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02/02/2017

Start-up: l'appréciation très divergente du "sweat equity"

Que signifie ce terme pour l’entrepreneur ?

 

La valorisation est une thématique dont la charge émotionnelle est intense dans le chef des entrepreneurs, parce que leurs égos sont impliqués. Ils veulent que l’on valorise le temps et les efforts déjà consacrés à la préparation du projet d’entreprise.

On peut comprendre le souhait du créateur d’entreprise de se voir accorder une valeur maximale pour toute cette « sueur » versée et le lourd travail de défrichage déjà accompli.

Un entrepreneur, ne se focalise que sur les deux années (ou plus) de galère qu’il vient de traverser à trimer sans arrêt (vacances et week-ends sacrifiés, des journées de 15 heures de labeur…), et sur l’hypothèque qu’il a engagé sur sa maison, ainsi que sur le salaire qu’il ne s’est pas versé. C’est tout cela le « capital sueur » (sweat equity), et c’est manifestement quelque chose d’important à ses yeux.

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