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05/09/2017

Le crowdfunding est en train de perdre son ADN

Les acteurs traditionnels s’y engouffrent

 Le crowdfunding évolue à contre-courant de la tendance à la désintermédiation. On observe que ce canal novateur d’accès aux capitaux à risque se détourne progressivement de sa finalité solidaire et on déplore que sa rémunération d’intermédiaire serve plus à enrichir les actionnaires des plateformes et les prestataires spécialisés (conseils et services divers comme les agences de communication, les institutions de micro finance, sociétés spécialisées dans le recouvrement (dans le cas du crowdlending), etc.) qu’à financer les coûts d’exploitation.

Parmi les symptômes de l’institutionnalisation rampante du financement participatif, qui le dévie de son principe originel de solidarité, relevons les liens de plus en plus prégnants entre les plateformes et des acteurs structurels majeurs du financement d’entreprises.

Par exemple, plusieurs sites imposent à leurs membres de miser aux côtés d’investisseurs chevronnés. C’est le cas chez 1001Pact (equity based crowdfunding) où les crowdfunders parient au côté de professionnels de l’investissement social et/ou environnemental. C’est présenté comme un gage de sérieux devant permettre d’atténuer le risque inhérent à de tels placements. Selon ces plateformes cette proximité avec les habitués du secteur permet à la plateforme en question de faire le tri dans les dossiers. Ils sont sélectionnés sur leur impact potentiel, bien sûr, mais aussi sur leurs perspectives de développement.

 

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04/09/2017

Les plateformes de crowdfunding et leurs lourds tarifs d'intermédiation

Des prix prohibitifs sont pratiqués en contrepartie, notamment, d’un tri soi-disant « hypersélectif ».

Chez Wiseed, par exemple ; 1% du capital versé rien qu’au titre de gestion annuelle (ponction limitée aux cinq premières années), à quoi s’ajoutent 5 à 10% de la plus-value dégagée en cas de vente ou d’introduction en Bourse de la société. 

Autre exemple, chez MyMicroInvest (MMI) ; 2% du capital versé rien qu’au titre de gestion annuelle (ponction limitée aux six premières années), à quoi s’ajoutent 20% de la plus-value dégagée au-delà d’un rendement annuel de 10% (cf. chapitre 2, point A, §2 « Un financement à moindre coût ? »)

Anaxago soucieuse de multiplier les sources de revenus, prend minimum 5% de commission côté entreprises (donc sur les fonds collectés) plus des frais de gestion côté particuliers : 1 500 € fixe à titre de frais opening (référencement et montage du dossier) et 3 500 € fixe à titre de frais de closing.

Les plateformes engendrent trois types de revenus :

1)     Les packages proposés aux entrepreneurs qui lèvent des fonds : cela peut commencer à 1 000 euros, par exemple chez MMI, pour la mise en ligne de la levée de fonds. Ce montant peut ensuite grimper en fonction de l’activation d’une série d’options.

Par exemple, quelques milliers d’euros pour la rédaction d’un prospectus pour appel public à l’épargne conforme aux prescrits de l’Autorité de contrôle prudentiel (en l’occurrence la FSMA en Belgique). Ou encore quelques milliers d’euros supplémentaires pour des options de marketing, par exemple faire monter les fondateurs sur la scène lors d’un évènement crowdfunding en live (10 000 € chez MMI).

 

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01/09/2017

Plateformes de crowdfunding: indigence des conseils

La plupart des sites et notamment ceux dédiés à l’equity based crowdfunding sont tout au plus globalement médiocres.

Leurs méthodes de sélection, de détection des fraudes, de due diligence et d’évaluation des projets sont peu transparentes et souvent trop simplistes ou trop sommaires et donc dans leur ensemble de faible qualité.

Leurs mécanismes de défense de leurs membres (les micro-investisseurs de la foule) sont grossiers. En effet, aucune plateforme ne peut garantir que l’argent récolté sera bien utilisé, à bon escient et comme promis par les porteurs de projet. Quand une plateforme siège au conseil d’administration d’une start-up elle ne fournit uniquement qu’un avis consultatif. En outre, une plateforme n’est pas en mesure d’imposer un mécanisme de gouvernance d’entreprise à la jeune pousse.

Et puis, quid de la communication post-collecte ? La plateforme peut-elle la garantir ou l’améliorer ? Le canal de communication restera-t-il ouvert ? Donc, d’une manière globale, la protection des mini-contributeurs financiers est assez imparfaite.

Les plateformes prodiguent tous genres de recommandations mais en général celles-ci sont plutôt rudimentaires et donc de qualité insuffisante.

 

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