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06/12/2016

A quoi est dû le taux élevé d’échec des startups ?

Le taux particulièrement élevé d’échec des entreprises émergentes est attribuable principalement à des problèmes d’entente au sein de l’équipe fondatrice.

Une enquête récente menée aux États-Unis en 2014 par des venture capitalists attribue la majorité (72%) de leurs échecs concernant les jeunes entreprises qu’ils ont en portefeuille à des problèmes au sein de l’équipe de management. Dans une autre étude en 2015 on a demandé à des investisseurs français d’identifier les problèmes pouvant survenir dans les entreprises qu’ils ont en portefeuille ; 67% des problèmes évoqués impliquaient des conflits au sein de l’équipe dirigeante. Selon les travaux du professeur  Noam Wassermann (université de Harvard) sur une petite dizaine de milliers d’entreprises; 65% des startups échouent essentiellement en raison de problèmes interpersonnels entre fondateurs.

La recherche académique a intensément étudié les taux d’échec mais malheureusement, en se focalisant presque entièrement sur les causes externes plutôt que sur les intoxications endogènes (les décisions fondatrices pouvant mener à des « problèmes de personnes), bien plus prégnantes. On en sait donc très peu sur les principaux périls de l’activité entrepreneuriale, acclamée comme le cœur et l’âme de l’activité économique.

Ces conflits interpersonnels entre associés sont le fruit des décisions difficiles face aux dilemmes fondateurs de toute jeune pousse : s’associer et partager. Environ 70 % des conflits entre associés sont dérivés d’une mauvaise distribution initiale des actions et 30% des antagonismes sont la conséquence d’une mauvaise évaluation préalable des tempéraments !

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05/12/2016

Qu’est-ce qui freine la création d’entreprise en Belgique ?

Trois des principaux freins sont :

 

La peur de l’échec et concomitamment le manque de prise de risque 

Les fondateurs belges sont courageux mais pas téméraires : contrairement à leurs pairs anglo-saxons, trois quarts des fondateurs ne mobilisent pas l’entièreté de leurs économies pour lancer leur projet. Sur 129 cofondateurs interrogés, 31 avouent avoir investi dans leur projet moins de la moitié de leurs fonds personnels disponibles. Tandis que 47 d’entre eux reconnaissent n’avoir consacré que la moitié de leurs économies pour lancer leur projet et 19 annoncent avoir investi près des trois quarts de leurs ressources financières. Seuls 32 fondateurs ont déclaré avoir investi tout ce qu’ils avaient pour donner une chance à leur entreprise. La plupart des fondateurs reconnaissent leur attirance pour le crowdfunding pour des raisons évidentes (test, traction, buzz, etc.) mais aussi pour une raison moins avouable : recourir à la foule plutôt que risquer sa « brave geld ».

 

Le manque de talents entrepreneuriaux et communicationnels

Plus de  90 % des jeunes pousses échouent à lever des capitaux de démarrage (first round capital).

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04/12/2016

Le mal des startups belges

Voici une analyse personnelle des raisons pour lesquelles les startups innovantes de  la « tech économie » belge peinent à attirer les grands apporteurs de capitaux. Et dans la foulée voici aussi quelques pistes pour améliorer la prospérité de nos startups digitales.

 

  1. Pléthore d’explications secondaires

 

Le discours habituel sur l’état de détresse du secteur digital belge se résume généralement à invoquer  un environnement hostile.

Parmi les explications les plus couramment citées pour souligner l’indigence de nos jeunes pousses innovantes, citons : « l’étroitesse de notre marché », « le désert technologique », « nos grandes entreprises préfèrent se tourner vers des technologies étrangères », « le manque de moyens importants pour soutenir l’e-commerce belge », « le manque de formations spécialisées », « la pauvreté d’accès au capital-risque », « La Belgique n’est pas le pays du Venture Capital », « la myopie, la frilosité ou l’impatience des investisseurs belges (quand ils veulent bien investir, ils exigent alors un rendement important, rapidement) », etc.

Ces affirmations péremptoires expliquent ainsi le fatalisme ambiant : « Pour grandir, réussir, devenir un nouveau Google, Apple, Facebook, Amazon, il faut partir à l’étranger ! ». Mais elles ne se réfèrent  qu’à des facteurs externes aux startups et distinguent mal la causalité et la corrélation.

Par exemple, l’étroitesse de notre marché ou sa segmentation typique (régionale, communautaire, linguistique, etc.) est-elle la cause de la difficulté d’accès au capital-risque, ou simplement une corrélation ? Si les grandes entreprises belges préfèrent se tourner vers des technologies étrangères plutôt que vers les technologies innovées par nos startups est-ce la cause du désert technologique en Belgique ou une simple réciprocité ?

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