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28/08/2017

Crowdfunding : faut-il craindre les arnaques?

Des arnaques, il y en aura toujours c’est une simple question de probabilités. Peut-on s’en protéger ?

A postériori, peut-être en poursuivant en justice l’escroc. Mais le jeu en vaut-il la peine ? D’un côté, il y a le montant relativement faible donné, prêté ou investi. De l’autre, les frais de procédure (avances et honoraires d’avocats, majorés si l’action en justice se déroule à l’étranger), la longueur de la procédure (généralement deux ans minimum) et surtout l’incertitude du résultat de la procédure.

Au bout du parcours, il ne sera pas toujours facile pour la justice de distinguer la véritable filouterie d’un malheureux concours de circonstances (en tous cas l’abuseur essaiera toujours de maquiller sa friponnerie en malchance pure) ou d’une banale inexpérience (de l’entrepreneur peu scrupuleux). Mais surtout en cas de condamnation il ne sera pas toujours facile de faire appliquer la peine. Les probabilités sont fortes que l’escroc ait entretemps organisé son insolvabilité.

Une action collective alors ? Plus simple à dire qu’à faire. Il y a des contraintes et des limites à cette procédure. Et, peu de plateformes de crowdfunding acceptent de se joindre à une action en justice, pour diverses raisons, notamment la mauvaise publicité et parce qu’elles ne sont que des intermédiaires. Elles n’ont pas subi, elles, un dommage direct (autre ou plus grave qu’une atteinte à leur réputation) justifiant une réparation en justice.

 

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27/08/2017

Crowdfunding : la coresponsabilité des escroqueries ne doit pas incomber aux sites

Même si elles se retrouvent sous le feu des projecteurs, les arnaques demeurent très rares et les plateformes se veulent rassurantes. Mais comment pallier le problème des projets qui capotent en raison d’une mauvaise étude de marché? La solution serait-elle de demander aux sites de crowdfunding de rembourser les sommes versées en cas de non réalisation du projet? Pour certains, c’est une mauvaise idée, cela revient à laisser la porte grande ouverte aux carambouilleurs au détriment de la plateforme.

Il serait contre-productif de considérer les plateformes de crowdfunding comme coresponsables des escroqueries fomentées chez elles par des tiers peu scrupuleux et de les obliger à rembourser les sommes collectées par leur intermédiaire en cas de pépin.

 

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26/08/2017

Exemples de campagnes de crowdfunding qui dégénèrent

Le projet Zano (mini-drone européen) a collecté plus de 3 millions d’euros sur une plateforme de reward based crowdfunding (cf. lexique) et un an plus tard, la société porteuse du projet se déclare en liquidation, sans avoir livré à ses milliers de backers leur exemplaire et sans leur proposer le moindre remboursement. Le PDG démissionnaire s’est contenté d’invoquer des « différends insurmontables et des problèmes de santé ».

Le projet Coolest Cooler (glacière connectée) a levé plus de 13 millions de dollars sur la même plateforme de reward based crowdfunding, mais sa porteuse a préféré, peut-être par manque de trésorerie et dans le souci d’éviter la banqueroute, de mettre en vente sur Amazon les glacières fabriquées avant de remplir ses obligations vis-à-vis de ses donateurs.

Le projet Skarp (rasoir laser « révolutionnaire ») a engrangé 4 millions de dollars sur Kickstarter avant que la plateforme annule la campagne jugeant apparemment le rasoir inefficace. Mais, étonnement une autre campagne a été aussitôt lancée sur Indiegogo.

 

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