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15/02/2017

Startups: les principales stratégies de désengagement

Des perspectives de sortie réalistes

 La principale raison d’effectuer des investissements est bien évidemment de réaliser des bénéfices - de préférence de gros bénéfices. Mais au moment d’investir, les opportunités de sortie et les manières d’engranger des flux de rentabilité futurs ne sont que quelques unes parmi les nombreuses variables que l’investisseur prend en considération pour estimer le ratio risques-bénéfices.

 Comme une sortie ne s’effectuera probablement pas avant au moins cinq à dix ans (dans un climat économique potentiellement très différent), les investisseurs ne prennent pas d’emblée toute la mesure des opportunités de récupérer leur mise et mettent un certain temps avant de les considérer sérieusement.

 En général, le business angel, au moment où il donne son soutien financier, ne réfléchit pas beaucoup aux routes de sortie futures et semble plus accaparé par la réussite de base de son investissement que par une spéculation optimiste sur l’ampleur de son succès et sa possible matérialisation. En fait, les investisseurs providentiels estiment que tant que la jeune pousse grandit et se porte bien, les routes de sortie ne sont pas un souci.

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14/02/2017

Startups:plusieurs logiques d'investissement et toutes à géométrie variable

Les entrepreneurs doivent tenir compte du, parfois, haut, degré d’aversion au risque de la plupart des investisseurs. Certains entrepreneurs pensent que les capitaux-risqueurs affectionnent le risque en soi, c’est-à-dire qu’ils aiment le risque pour le risque. Mais ces investisseurs-là ne restent pas longtemps dans le circuit.

Aucun financeur et, à fortiori aucun capital-risqueur sensé ne fonce tête baissée dans ce genre d’activité à haut risque en risquant le tout pour le tout de manière désinvolte. Du moins s’il veut durer. Si les investisseurs restent en vie c’est parce qu’ils cherchent autant que possible à minimiser les conséquences d’erreurs éventuelles.

Les entrepreneurs doivent donc s’affranchir de l’idée fausse selon laquelle les investisseurs very early-stage  (capital d’amorçage ou d’ensemencement) adorent prendre des risques.

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13/02/2017

Start-up: le financement au démarrage ou le capital-risque stricto sensu

Le seed capital (capital d’ensemencement ou d’amorçage)

Il s’agit du financement de l’entreprise à l’état embryonnaire. L’entreprise n’a pas encore nécessairement la personnalité morale. Il consiste à financer les frais de recherche et de développement. Ainsi, par exemple, les fonds levés peuvent servir à construire un prototype (problème technologique) en amont d’une éventuelle étude de faisabilité de sa commercialisation.

Aux États-Unis, les R&D Patrnerships permettent à des investisseurs privés finançant un projet de recherche de percevoir des royalties sur la technologie en cas de succès de son exploitation.

L’investisseur doit permettre à une entreprise d’émerger de son liquide amniotique. Exemple : Un ancien directeur général d’un groupe de distribution a le projet de lancer en Belgique un concept de vente de matériel de bureau (cash and carry) ayant réussi aux États-Unis. Il cherche des capitaux (150 000 euros) pour financer l’étude du concept aux États-Unis par lui-même, l’étude de marché en Belgique, l’étude de la zone de chalandise en région bruxelloise, les frais d’agence pour la recherche d’emplacements. Exemple d’issue possible : projet arrêté en raison de difficultés à trouver des emplacements.

 

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