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24/08/2017

Le crowdfunding ne perce pas en Belgique

Une étude de KPMG (2015) démontre qu’en matière de crowdfunding, la Belgique reste à la traîne : un Belge y consacre en moyenne 0,11 €, tandis qu’un Français y consacre 1,20 €, un Hollandais, 1,58 €, et un Anglais jusqu’à 1,78 €.

Le marché des plateformes de financement participatif en Belgique est très différent de ce qui se passe dans les autres pays. En effet, dans le royaume, la culture du risque n’est pas ancrée comme elle l’est dans les pays anglo-saxons. Et la culture financière des Belges est très lacunaire, notamment quand elle concerne les outils de levées de capitaux à risque. Une enquête commandée par le Cabinet Valoro en 2016 (892 personnes interviewées en Belgique) a révélé le manque de notoriété du crowdfunding auprès des particuliers mais également auprès des mini et des primo entrepreneurs : moins de 7% des Belges ont entendu parler de l’investment crowdfunding (prêt et/ou prise de participation). Mais 70% des répondants, selon cette même enquête, déclarent prendre en considération cette option pour effectuer un investissement/placement.

Le problème en Belgique n’est pas tant lié aux entrepreneurs car les idées et les projets ne manquent pas mais il est plus compliqué de trouver les investisseurs. Ceux-ci préfèrent placer leur argent sur un compte d’épargne plutôt que de l’investir sur une plateforme. Il est d’ailleurs symptomatique que sur les 50 000 membres de MyMicroInvest, moins de 10% d’entre eux seulement franchissent le pas et investissent.

 

 

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23/08/2017

Crowdfunding : ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Sur une plateforme de crowdlending, le remboursement de votre investissement et des intérêts est lissé jusqu’à l’échéance du crédit : vous prêtez à une entreprise qui vous versera une mensualité tous les mois. Le risque est évidemment celui d’une faillite ou de difficultés financières de l’entreprise. Car ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Elles ont essentiellement un rôle d’intermédiaire entre porteurs de projets et investisseurs, sans prendre de responsabilité sur la qualité intrinsèque des dossiers, même si elles ont l’obligation d’avertir les investisseurs des risques encourus.

Et ces intermédiaires sont soumis à une régulation plutôt légère. L’obtention du statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) est assez peu contraignante et repose, en France par exemple, sur un simple enregistrement auprès de l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances, le registre français des intermédiaires en assurance, banque et finance), contrairement au statut d’entreprise d’investissement (equity based crowdfunding), plus exigeant, qui nécessite une vraie procédure d’agrément par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avec implication de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

 

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22/08/2017

Financement participatif: une atteinte exagérée à la liberté de spéculer

Une plateforme peut être utilisée pour servir un intérêt émotionnel, par exemple aider un membre de la famille ou un ami sur un projet, financer une ruche sur un toit participant ainsi localement à la biodiversité, etc. Mais aussi pour favoriser un intérêt spéculatif, comme investir avec l’espoir de voir son investissement fructifier tout en étant satisfait d’avoir participé à un évènement particulier, par exemple le montage d’un projet dans le tiers monde.

Les autorités prudentielles n’interdisent pas mais portent atteinte de manière outrancière à la liberté de spéculer. Elles semblent prêtes à tout pour empêcher la célébration de l’individu souverain. Chez nous pas de commémoration de l’idéal méritocratique, (réalisation de soi par l’activité d’investir, par la montée en autonomie financière…) comme c’est le cas chez les Anglo-saxons. L’État ne comprend pas cette nécessité croissante pour le particulier de se prendre en charge individuellement.

Or spéculer financièrement c’est simplement faire des choix individuels concernant son patrimoine personnel avec des conséquences particulières sur sa propre vie. Restreindre cette possibilité c’est donc faire obstruction à la liberté de se réaliser au travers de choix personnels. Brider, par des règlementations, la liberté d’investir ce que bon vous semble quand bon vous semble avec la conséquence de freiner la possibilité de vous enrichir est une attaque au libre choix fondamental des individus et cela va à l’encontre des droits et libertés, sans discrimination, que nous garantit pourtant la Constitution.

 

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