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21/08/2017

Crowdequity: le coût du prospectus imposé est très loin de correspondre à sa valeur ajoutée

Le clou de ce rapport indigeste et coûteux, contrainte règlementaire imposée par les autorités prudentielles,c’est que la valorisation (la raison fondamentale d’être de ce type de rapport) exposée est totalement non transparente, pour ne pas dire bâclée. Aucune explication de la méthode employée pour aboutir à l’évaluation financière n’est fournie. Et comme les composantes du SWOT (acronyme de Strengths,Weaknesses, Opportunities, Threats) ne sont pas quantifiées, il n’y a pas moyen de comprendre la logique ayant conduit à l’évaluation proposée aux mini-investisseurs.

Quelle est la valeur d’un prospectus qui reste totalement opaque sur la méthode de valorisation de la start-up concernée ? A quoi bon des pages de commentaires sur les forces et les faiblesses de la start-up si on reste mystérieux sur la détermination de sa valeur transaction ?

Pourtant, la valeur financière du projet est la pierre angulaire dans la décision d’investir. Si au final le prospectus présente les tenants et aboutissants d’un projet et que l’investisseur décide d’y souscrire, il n’a fait que la moitié du chemin : il lui faut encore savoir à quelles conditions il y souscrit, surtout à quel prix, pour savoir ce à quoi il peut prétendre en échange de sa contribution.

Pour l’investisseur il serait plus utile de disposer d’un prospectus de seulement dix pages, mais alors détaillant la valeur financière ou transactionnelle du projet (celle-ci synthétise en quelque sorte l’analyse SWOT), plutôt que 100 pages de verbiage administratif récurrent.

Sur une centaine de pages de rapport, seulement un tiers de celles-ci concerne spécifiquement l’entreprise. Le but ultime du prospectus est de dire si le projet a de la valeur ou non, si c’est une opportunité financière ou non. Et si oui, il faut la préciser en expliquant comment on l’a déterminée. Dans la pratique on ne le fait pas parce qu’alors l’investisseur comprendrait la logique collusoire de la plateforme et des porteurs de projet.

 

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20/08/2017

Les contraintes règlementaires poussent les plateformes de crowdfunding dans les bras des banques

En France et en Belgique seules les banques sont autorisées à collecter de l’épargne et à accorder des prêts. Pour délivrer des crédits, les sites doivent donc s’appuyer sur un établissement bancaire ayant pignon sur rue, ou obtenir un agrément délivré par une autorité de contrôle prudentiel.

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a pris plusieurs mesures, qui ont crédibilisé le secteur et facilité son essor. Elle a investi 100 millions de livres sur les plateformes en abondant auprès des investisseurs et contraint les banques à orienter les TPE vers des sites de crowdfunding lorsqu’elles refusent de leur accorder un prêt. En France il n’y a pas d’implication de la banque publique d’investissement (BPI) sur le modèle britannique.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont édité un « Guide du financement participatif (crowdfunding) à destination des plateformes et des porteurs de projet », qui recense les règles à observer selon le type de crowdfunding envisagé (www.amf-france.org).

 

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19/08/2017

Crowdfunding : des règles trop lourdes et trop faciles à enfreindre accidentellement

Le développement du financement participatif des startups est freiné par la législation qui manque de souplesse et qui insiste trop sur la sécurité de l’épargnant. Elle est adaptée au financement traditionnel, à de gros montants. Elle soumet les plateformes de crowdfunding aux mêmes règles que les banques, alors que les sommes investies individuellement sont minimes.

En Belgique, par exemple, il existe deux types de contraintes pour le crowdfunding.

Premièrement, les fonds récoltés ne peuvent pas transiter sur un compte bancaire dont le titulaire est le site de financement participatif. Et la rémunération ne peut provenir que de la société initiatrice du projet (l’entreprise qui a levé les fonds). Si c’est la plateforme de crowdfunding qui rémunère les micro-investisseurs elle sera considérée comme un intermédiaire financier classique avec l’obligation d’avoir une licence bancaire, des contraintes en termes de fonds propres, de compliance (mise en conformité), d’audit. Ce qui est trop lourd pour la plupart des plateformes qui sont en général des structures relativement légères.

Deuxièmement, l’appel à l’épargne publique doit respecter certaines règles, et dès que le montant levé est supérieur à 300 000 euros (en Belgique), une procédure beaucoup plus lourde d’engagements, nécessitant notamment la publication de prospectus destinés aux investisseurs potentiels. Le prospectus publié par le site de crowdfunding doit être préalablement soumis à la FSMA (autorité prudentielle belge de régulation bancaire et financière) pour être avalisé.

 

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