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30/08/2017

Le crowdfunding n’est pas la panacée financière

En effet, au-delà des communiqués de presse triomphalistes (« x millions d’euros levés » et « x campagnes qui ont dépassé le million d’euros », etc.), combien de campagnes atteignent leur objectif ?

Seulement 37% des campagnes de collecte de fonds atteignent leurs objectifs sur Kickstarter (n°1 du crowdfunding aux Etats-Unis), tandis qu’en France Ulule annonce 51% de campagnes réussies et KissKissBankBank se vante d’environ 65% de collectes fructueuses.

Beaucoup de plateformes américaines dédiées au reward based crowdfunding ont ouvert très largement les projets, il n’y a quasiment plus de filtres et, résultat des courses, le taux de réussite n’excède pas 30 %. Leurs consœurs françaises filtrent et n’acceptent quant à elles que 30 % des projets qui leur sont présentés. Là, le taux de réussite oscille entre 50 et 70 %. Seuls 15 à 20 % des porteurs de projet qui s’adressent au reward based crowdfunding en France réussissent leur levée de fonds.

 

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29/08/2017

Crowdinvestment: les processus de sélection de projets sont à géométrie variable

Les portails de financement participatif à destination des entreprises choisissent attentivement les projets présentés aux internautes. Anaxago, Unilend ou Wiseed, ne mettent en ligne qu’entre 1% et 5% des dossiers reçus. Ces plateformes se prévalent d’une procédure d’écrémage rigoureuse opérée par une équipe de « spécialistes du crédit ».

Lendopolis ou Prêtgo misent quant à elles sur un partenariat avec l’ordre des experts-comptables pour la sélection des dossiers : les entreprises doivent produire une attestation d’expert-comptable sur leurs données prévisionnelles, et sur la bonne utilisation des fonds. Credit.fr utilise un algorithme propriétaire pour faire le tri.

En général, les projets affichés sur les plateformes ne sont financés que si l’intégralité de la somme demandée est recueillie dans le temps imparti. Pour fonctionner, pour financer leurs procédures de sélection et de détection des fraudes (et les frais que celles-ci occasionnent) les sites prélèvent entre 4% et 15% de commission sur les montants collectés.

 

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28/08/2017

Crowdfunding : faut-il craindre les arnaques?

Des arnaques, il y en aura toujours c’est une simple question de probabilités. Peut-on s’en protéger ?

A postériori, peut-être en poursuivant en justice l’escroc. Mais le jeu en vaut-il la peine ? D’un côté, il y a le montant relativement faible donné, prêté ou investi. De l’autre, les frais de procédure (avances et honoraires d’avocats, majorés si l’action en justice se déroule à l’étranger), la longueur de la procédure (généralement deux ans minimum) et surtout l’incertitude du résultat de la procédure.

Au bout du parcours, il ne sera pas toujours facile pour la justice de distinguer la véritable filouterie d’un malheureux concours de circonstances (en tous cas l’abuseur essaiera toujours de maquiller sa friponnerie en malchance pure) ou d’une banale inexpérience (de l’entrepreneur peu scrupuleux). Mais surtout en cas de condamnation il ne sera pas toujours facile de faire appliquer la peine. Les probabilités sont fortes que l’escroc ait entretemps organisé son insolvabilité.

Une action collective alors ? Plus simple à dire qu’à faire. Il y a des contraintes et des limites à cette procédure. Et, peu de plateformes de crowdfunding acceptent de se joindre à une action en justice, pour diverses raisons, notamment la mauvaise publicité et parce qu’elles ne sont que des intermédiaires. Elles n’ont pas subi, elles, un dommage direct (autre ou plus grave qu’une atteinte à leur réputation) justifiant une réparation en justice.

 

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