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27/08/2017

Crowdfunding : la coresponsabilité des escroqueries ne doit pas incomber aux sites

Même si elles se retrouvent sous le feu des projecteurs, les arnaques demeurent très rares et les plateformes se veulent rassurantes. Mais comment pallier le problème des projets qui capotent en raison d’une mauvaise étude de marché? La solution serait-elle de demander aux sites de crowdfunding de rembourser les sommes versées en cas de non réalisation du projet? Pour certains, c’est une mauvaise idée, cela revient à laisser la porte grande ouverte aux carambouilleurs au détriment de la plateforme.

Il serait contre-productif de considérer les plateformes de crowdfunding comme coresponsables des escroqueries fomentées chez elles par des tiers peu scrupuleux et de les obliger à rembourser les sommes collectées par leur intermédiaire en cas de pépin.

 

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26/08/2017

Exemples de campagnes de crowdfunding qui dégénèrent

Le projet Zano (mini-drone européen) a collecté plus de 3 millions d’euros sur une plateforme de reward based crowdfunding (cf. lexique) et un an plus tard, la société porteuse du projet se déclare en liquidation, sans avoir livré à ses milliers de backers leur exemplaire et sans leur proposer le moindre remboursement. Le PDG démissionnaire s’est contenté d’invoquer des « différends insurmontables et des problèmes de santé ».

Le projet Coolest Cooler (glacière connectée) a levé plus de 13 millions de dollars sur la même plateforme de reward based crowdfunding, mais sa porteuse a préféré, peut-être par manque de trésorerie et dans le souci d’éviter la banqueroute, de mettre en vente sur Amazon les glacières fabriquées avant de remplir ses obligations vis-à-vis de ses donateurs.

Le projet Skarp (rasoir laser « révolutionnaire ») a engrangé 4 millions de dollars sur Kickstarter avant que la plateforme annule la campagne jugeant apparemment le rasoir inefficace. Mais, étonnement une autre campagne a été aussitôt lancée sur Indiegogo.

 

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25/08/2017

Les dérives du crowdfunding

En général, les plateformes de financement participatif se prévalent de la mise en place de plusieurs filtres pour éviter les dérapages. Par exemple, certaines d’entre elles refusent les projets personnels, d’autres proposent aux porteurs de projet des mentors (sensés garantir la crédibilité du projet), d’autres encore (à l’instar de la plateforme Particeep en collaboration avec AXA) proposent même aux investisseurs des assurances spécifiques contre l’indisponibilité ou l’insuffisance de compétences du porteur de projet, étant bien entendu qu’il ne s’agit pas d’une assurance contre le risque d’escroquerie. D’autres ont mis au point des mesures encore plus sophistiquées comme les algorithmes de détection des fraudes.

Le système est faillible et les procédures (de sélection de projet, de dissuasion et de détection des fraudes) soi-disant draconiennes des portails de crowdfunding ne sont souvent  que fumée et miroir aux alouettes puisqu’elles ne peuvent parer à toutes les tentatives de projets bidons ni à toutes les manœuvres douteuses dans les campagnes : investisseurs fictifs ou éphémères pour amorcer la pompe à financement, testeurs-bidon, commentaires factices, fausse localisation du siège social (société californienne qui est en réalité ukrainienne), identités des membres de l’équipe falsifiées (on envoie à la plateforme des copies de passeport ou de cartes d’identité), etc.

 

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