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13/08/2017

Le crowdfunding joue un rôle indiscutable dans le développement de l'économie

Le financement participatif, de par l’implication d’un grand nombre de financeurs porteurs d’une large diversité de compétences et de perspectives d’évaluation et d’affectation des fonds, permet de financer des projets qui ne correspondent pas aux critères standards utilisés dans les circuits de financement traditionnels.

Cela concerne notamment les projets de taille limitée, en phase précoce de développement, mais aussi des projets lucratifs ou non (dans les domaines de la culture, de l'économie sociale, du développement durable...), et des projets innovants, plus ou moins à risque.

Combler le funding gap 

Le financement participatif, notamment l’equity based crowdfunding, a pour vocation de combler sur le marché des capitaux pour les startups et les jeunes entreprises en croissance le « vide dans la chaîne de financements » qui se situe entre les financements de proximité (famille et amis) et les financements institutionnels. Le funding gap concerne essentiellement les capitaux externes d’amorçage et les capitaux externes de démarrage. Il concerne donc une fourchette d’investissement comprise entre 25 000 € et 250 000 €, ce qui correspond grosso modo à la moyenne des fonds collectés sur les plateformes d’equity crowdfunding.

 

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12/08/2017

Le crowdfunding, un financement de proximité, vraiment?

Pour le particulier, la possibilité d’investir directement dans un projet est un mirage !

Le crowdfunding devait permettre la désintermédiation et la proximité du financement de projets et ce grâce à Internet. Au lieu de cela, la plupart des portails d’equity based crowdfunding invitent les gens à se regrouper dans une structure ad hoc dédiée qui, elle seulement, investit dans les projets.

Par exemple, chez MyMicroInvest (MMI), le micro-investisseur n’est pas directement actionnaire de la start-up dans la quelle il investit. Il est seulement détenteur d’une « note participative » qui est émise par MMI en représentation de l’investissement qui est réalisé par les internautes dans le projet en question. La relation entre l’épargnant et la start-up reste au stade virtuel.

Il ne s’agit donc pas d’une relation de proximité… assez éloignée de l’esprit du crowdfunding originel. La foule investit en réalité dans MMI Finance SA (qui procède à des émissions de titres structurées en compartiments isolés pour chaque projet). C’est cette société financière qui, elle, investit ensuite, au côté d’investisseurs professionnels, dans la start-up en quête de fonds. MMI c’est seulement 20%-25% de financement communautaire et 80%-75% de financement professionnel. Dès lors se proclamer acteur de référence du crowdfunding, en Belgique ou en Europe, n’est pas loin d’être une sorte d’imposture !

 

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11/08/2017

Les plateformes de crowdfunding sont bien des intermédiaires à but lucratif, quoi qu'elles en disent!

La finance participative nage en plein paradoxe. Elle connaît une progression phénoménale qui trouve ses racines dans les nouvelles possibilités qu’offre Internet (rapidité d’exécution et accès à l’information à coût virtuellement nul) ainsi que dans les nouveaux usages que celui-ci a rendus possibles : réseaux sociaux et communautaires, mais surtout…désintermédiation !

Or, les opérateurs de plateformes de financement participatif sont de fait de nouveaux intermédiaires mais qui n’assument pas ou maîtrisent mal ce concept flou, à géométrie variable, d’intermédiaire. Collecter des fonds c’est être prestataire de service de paiement. Et même si cette collecte se fait indirectement, au travers d’un tiers agrémenté (Banque) c’est toujours la plateforme qui est maître d’œuvre et qui doit en assumer la responsabilité juridique, au moins en tant qu’agent de prestataire de service de paiement.

 

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