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16/02/2017

La dilution du capital est un facteur de risque important

On peut raisonnablement estimer qu’environ 90 % des opérations de financement  conclues nécessiteront, à terme, plus de capitaux qu’initialement envisagé. Or, toute infusion supplémentaire de fonds signifiera également dilution de la participation au capital de la start-up.

Si une opération se noue pour un montant de 300 000 euros et que douze mois plus tard il faudra à nouveau mettre au pot, disons 150 000 euros, un investisseur détenant 40 % du capital social grâce à ses premiers 300 000 euros aura alors deux options devant lui. Soit il rajoutera 150 000 euros ou une fraction de ce montant, soit il choisira de ne rien faire et l’entreprise devra trouver le financement supplémentaire ailleurs.

 Dans les deux cas, la position de l’investisseur sera diluée. Il devra mettre la main à la poche pour préserver sa participation de 40 % dans le capital social ou il détiendra une moins grande portion de l’entreprise que lorsqu’il s’est embarqué dans l’aventure.

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15/02/2017

Startups: les principales stratégies de désengagement

Des perspectives de sortie réalistes

 La principale raison d’effectuer des investissements est bien évidemment de réaliser des bénéfices - de préférence de gros bénéfices. Mais au moment d’investir, les opportunités de sortie et les manières d’engranger des flux de rentabilité futurs ne sont que quelques unes parmi les nombreuses variables que l’investisseur prend en considération pour estimer le ratio risques-bénéfices.

 Comme une sortie ne s’effectuera probablement pas avant au moins cinq à dix ans (dans un climat économique potentiellement très différent), les investisseurs ne prennent pas d’emblée toute la mesure des opportunités de récupérer leur mise et mettent un certain temps avant de les considérer sérieusement.

 En général, le business angel, au moment où il donne son soutien financier, ne réfléchit pas beaucoup aux routes de sortie futures et semble plus accaparé par la réussite de base de son investissement que par une spéculation optimiste sur l’ampleur de son succès et sa possible matérialisation. En fait, les investisseurs providentiels estiment que tant que la jeune pousse grandit et se porte bien, les routes de sortie ne sont pas un souci.

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14/02/2017

Startups:plusieurs logiques d'investissement et toutes à géométrie variable

Les entrepreneurs doivent tenir compte du, parfois, haut, degré d’aversion au risque de la plupart des investisseurs. Certains entrepreneurs pensent que les capitaux-risqueurs affectionnent le risque en soi, c’est-à-dire qu’ils aiment le risque pour le risque. Mais ces investisseurs-là ne restent pas longtemps dans le circuit.

Aucun financeur et, à fortiori aucun capital-risqueur sensé ne fonce tête baissée dans ce genre d’activité à haut risque en risquant le tout pour le tout de manière désinvolte. Du moins s’il veut durer. Si les investisseurs restent en vie c’est parce qu’ils cherchent autant que possible à minimiser les conséquences d’erreurs éventuelles.

Les entrepreneurs doivent donc s’affranchir de l’idée fausse selon laquelle les investisseurs very early-stage  (capital d’amorçage ou d’ensemencement) adorent prendre des risques.

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