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13/12/2016

Fondateurs et financeurs doivent-ils devenir des amis?

En tant que business angel la raison pour laquelle j’investis dans une start-up est parce que je crois en son fondateur et son équipe. D’abord, il est inutile de me tendre votre sébile si vous êtes seul. Je n’ai ni le temps ni l’envie de dénicher pour vous d’autres associés, à moins que j’en ai sous la main. J’accepte de soutenir une équipe incomplète si le ou les fondateurs existants me démontrent qu’ils sont suffisamment débrouillards que pour savoir comment dénicher les compétences qu’ils leur manquent.

Ensuite, si je crois en vous c’est parce que j’ai senti que vous aviez le potentiel de me rapporter beaucoup d’argent pendant que vous développerez notre start-up, parce que vous avez conçu (ou allez concevoir) un produit/service pouvant résoudre les soucis réels de clients payants.

Au cours de mes entretiens exploratoires avec vous, je suis à la recherche d’atomes crochus et je suis disposé à établir une connexion émotionnelle, parce que je ne ferai pas que vous observer, je compte bien continuer à apprendre de vous autres fondateurs. Cela signifie qu’en tant qu’investisseur providentiel, je vais avoir une relation personnelle avec vous, qui débordera le cadre purement professionnel.

La question est : est-ce une bonne idée de devenir ami avec les fondateurs que je finance?

Je me méfie de l’éventuel retour de bâton. En l’occurrence, l’amitié peut se retourner contre moi. En effet, si mon poulain (l’entrepreneur) me considère comme son pote, il pourrait avoir tendance à ne pas prendre au sérieux et donc à ne pas suivre mes conseils. Par contraste il pourrait attacher beaucoup plus d’importance au feedback des venture capitalists (sociétés ou fonds de capital-risque), parce que ceux-ci lui semblent plus professionnels et ont plus de poids (notoriété et montant investi dans la start-up).

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10/12/2016

Comment choisir ses business angels?

“Les business angels sont comme l’eau, ils peuvent porter votre navire…ou le couler”

 

Pourquoi les choisir?

Pour une raison pas toujours évidente aux yeux des créateurs de startups : le côté obscur de la « force ». Certains investisseurs, sympathiques et machiavéliques à la fois, profitent de l’innocence des fondateurs, peu sûrs d’eux au moment de négocier l’ouverture de leur capital-actions.

Mieux vaut donc pouvoir cerner au plus vite et tenir à distance les enfants terribles du capital-risque. Ne vous fiez pas trop facilement à leur air enjôleur : au risque de devenir leur jouet.

La majorité des investisseurs « angéliques » vous seront utiles ou en tous cas ne vous porteront pas préjudice, mais une poignée d’entre eux, loin d’être inoffensifs peuvent se révéler nuisibles et même dangereux. Tout comme un seul raisin pourri peut ruiner la grappe entière. Un business angel mécontent, quelle que soit sa participation au capital de la start-up, peut créer des ravages et même détruire la frêle jeune pousse.

Nombreux sont les fondateurs ne réalisant pas que dans les entreprises émergentes, contrairement à ce qui se passe dans les sociétés bien établies, les rapports de force sont déconnectés de la possession du capital. Détenir la majorité des actions ou une minorité de blocage ne procure en fait qu’une illusion de détenir un avantage. En réalité, le business angel possédant ne fut-ce que 2% du capital de la jeune pousse peut tout fiche par terre si l’envie lui en prend.

Comment cela est-il possible ?

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09/12/2016

Mais elle est où la mesure de l’efficacité des dispositifs de soutien à l’accompagnement des créateurs d’entreprises ?

Un réel besoin d’accompagnement

 

Avertissement :

Le nom des réseaux observés n’est pas divulgué afin de respecter leur exigence expresse de ne pas être cités nommément.

 

L’accompagnement des entreprises par des réseaux spécialisés semble bénéfique pour leur survie (taux de pérennité) et leur croissance, la création d’emploi et l’accès des créateurs d’entreprises au crédit, quand on compare les résultats des entreprises suivies par les réseaux et les moyennes régionales.

 

Parmi les indicateurs d’impact et d’efficacité pour les créations d’entreprise, retenons le taux de pérennité à 3 ans (moyenne de 66% pour les entreprises accompagnées par les 5 réseaux observés), le nombre d’emplois créés par entreprise créée (moyenne très approximative de 1,6 emploi créé par entreprise créée), l’effet de levier moyen des prêts d’honneur (moyenne impossible à déterminer étant donné l’insuffisance d’informations provenant des réseaux), le coût réel de l’emploi créé (idem : moyenne impossible à déterminer vu le manque de coopération des réseaux interrogés), nombre d’entreprises créées au bout de 3 ans (moyenne très approximative de 7)

 

Les chiffres doivent toutefois être analysés avec précaution, notamment compte-tenu des différences des échantillons de populations concernées. En outre, chaque réseau procède à une sélection des candidats qu’il accompagne : les résultats sont donc à la fois des indicateurs de leur capacité de sélection des projets qui ont une chance d’aboutir (tout en étant spécialisés sur des cibles différentes dont certaines auront, par nature, de moins bons résultats que d’autres) et de compétence et efficacité en matière d’accompagnement.

 

Par ailleurs, l’addition de ces résultats n’a pas de sens, un même créateur pouvant être accompagné, successivement ou simultanément, par plusieurs réseaux, chacun ayant sa « spécialité » et pouvant intervenir à un moment différent de la création de l’entreprise. Ainsi, par exemple, un créateur suivi par le réseau A pourra bénéficier d’un prêt d’honneur d’un réseau B et d’une garantie d’un réseau C. Aussi, le calcul du coût par emploi créé de chaque réseau ne renseigne-t-il pas vraiment sur le coût global de l’accompagnement.

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