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14/01/2017

Investisseurs "suiveurs" et investisseurs "interventionnistes"

Notons les évolutions majeures dans le secteur du capital-risque :

La multiplication des investissements dans des sociétés des secteurs Internet et de la haute technologie, observée entre 2006 et 2016, s’accompagne de la création de nouveaux fonds de capital-risque et de l’entrée dans le capital-risque de nouveaux investisseurs. Il s’agit surtout d’investisseurs institutionnels comme des fonds de pension ou des fonds d’universités privées. Cette évolution semble déplacer, au moins temporairement, le rapport de force entre financiers et entrepreneurs en faveur de ces derniers. En outre, de grandes sociétés créent leurs propres fonds de capital-risque (corporate venture capital funds) avec l’objectif de pouvoir mieux suivre et contrôler le rythme de l’innovation dans leur industrie.

Les capitaux-risqueurs expérimentés sont rares. La formation de capital-risqueur ne s’acquiert pas en effet dans les écoles de commerce mais par la pratique et l’apprentissage sur le terrain, d’où le bon mot, pour illustrer l’effet de contrainte dû à la formation, selon lequel la formation d’un capital-risqueur serait aussi coûteuse que le crash un avion de ligne ! (Exprimé par le capital-risqueur californien John Doerr de la société de capital-risque Kleiner Perkins Caufield Byers, célèbre dans la Silicon Valley.)

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12/01/2017

Start-up: sa valorisation financière est la pierre angulaire de son financement

Sans ce processus d’évaluation, aucune négociation ne va bien loin, et si la valeur estimée se situe en dehors d’une fourchette raisonnable, elle torpillera très vite les pourparlers.

 Déterminer une valeur pour des entreprises naissantes ou pour des jeunes pousses (de 4 mois à 3 ans d’existence) est un processus épineux, intuitif et hautement subjectif puisqu’on ne se base en définitive que sur des évènements qui ne se sont pas encore matérialisés et qui donc ne se révèleront que dans le futur.

 Ainsi, quand ils tentent de valoriser un embryon de société, les investisseurs savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et que tout repose sur leur propre jugement, qu’ils bâtissent au fur et à mesure de leur processus d’estimation en tenant compte et en analysant une kyrielle d’éléments aussi disparates les uns que les autres.

 D’une manière récurrente, la série d’arguments avancée dans le débat entre praticiens de la finance et les milieux académiques, tend à affirmer que les startups exigent un traitement nouveau de leur valorisation financière car les méthodes d’évaluation traditionnelles ne leur sont pas valablement applicables notamment parce que ces méthodes nécessitent une prévision des flux futurs de trésorerie alors que la grande majorité des jeunes pousses engrange des pertes et ne prévoit pas même un passage au seuil de rentabilité avant longtemps.

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09/01/2017

Les associés: le plus grand danger pour les startups

Deux dilemmes primordiaux…

Ce sont les tout premiers pièges qui se présentent au porteur de projet, ils sont les plus communs, potentiellement mortels (pour l’existence de la start-up) et paradoxalement les plus sous-estimés par la plupart des fondateurs : se tromper dans le choix de ses cofondateurs et se tromper dans le partage du capital.

Si vous commettez ces deux erreurs d’appréciation originelles tout ce que vous construirez sera bâti sur du sable ! C’est la voie royale vers l’échec.

Peu importent l’originalité de votre produit, la pertinence de votre étude de marché, la perfection de votre enquête de terrain, l’efficacité de votre stratégie, la croissance extraordinaire de votre marché et de vos revenus, l’excellence de vos ressources en hommes et en équipements, l’abondance de vos financements ; vous irez quand même dans le mur !

C’est statistiquement prouvé : 90 % des startups échouent (la plupart du temps, dans les dix-huit premiers mois !) et dans 70% des cas, l’échec est dû à des conflits entre associés : approximativement deux tiers des disputes se font entre co-fondateurs et le tiers restant représente les désaccords  entre fondateurs et investisseurs.

Bien choisir ses associés et bien répartir le capital-actions : n’est pas une garantie de réussite, mais c’est tout de même la combinaison offrant les plus grandes chances de succès.

Bien choisir ses cofondateurs mais mal partager son  capital : augmente sensiblement les probabilités de voir naître des conflits et des jalousies durant le développement de la jeune pousse. Il en va de même quand on choisit mal ses associés tout en distribuant correctement les actions.

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