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27/09/2017

Crowdfunding: qui gagne? qui perd?

Le paradoxe des plateformes de crowdfunding

Elles sont certes en vogue mais elles sont également peu pérennes, pour la grande majorité d’entre elles. En règle générale, leur valeur ajoutée réelle, en tant qu’intermédiaires, est (très) surestimée.

L’adéquation entre la qualité des services prestés et le montant des commissions prélevées n’est pas bonne. Le « gratuit » est souvent une affabulation destinée à masquer des taux de commission élevés ! N’est-ce pas rebutant de devoir payer 800 € de commission sur 10 000 € de dons reçus ?

La commission d’intermédiation est un mode (capitaliste) de rémunération mal assumé par les plateformes, parce que sans doute peu conforme avec la philosophie de l’économie collaborative. Il y a donc une contradiction inhérente dans le modèle. Un service communautaire, d’entraide et de partage, et une rémunération lucrative, qui, sur les taux ne se distingue pas fort de ceux prévalant dans le système bancaire classique et dans les réseaux de business angels.

Le crowdfunding est trop souvent le violon d’Ingres de véritables sociétés financières qui dévoient les principes du financement communautaire en faisant en sorte que la solidarité et la générosité servent avant tout à se tailler, par opportunisme, des rentes de situation en se masquant sous les oripeaux du financement participatif!

Ainsi, leurs concepts de plateformes, leur modus operandi, sont parfois loin de reposer sur une totale confiance dans la foule et souvent leurs pratiques sont très éloignées de l’esprit du financement collaboratif et solidaire. On est loin de l’image « bon enfant » du financement participatif.

 

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26/09/2017

Un autre concept de plateforme de crowdfunding

Service rapide, instantané, personnalisable

Le service est disponible pour tous types de projets, de contributeurs, d’intermédiaires qui souhaitent y créer leur profil. Les fonctionnalités avancées du service (notamment l’accès aux coordonnées d’autres utilisateurs pour une communication directe) sont réservées à ceux qui sont inscrits.

Le service est rapide : pour y accéder, l’utilisateur est invité à remplir un formulaire interactif en ligne. Pour les porteurs de projet et les fondateurs de start-up, la durée de remplissage est de 45 minutes en moyenne.

Les contributeurs privés et les intermédiaires remplissent, eux, un formulaire d’inscription très simplifié incluant une description succincte de leur activité (15 mots maximum) et une indication de leurs besoins (ils cochent la ou les catégorie(s) de leurs exigences).

Les utilisateurs inscrits pourront ensuite rejoindre une ou plusieurs communautés d’intérêts ou de pratiques, afin d’être plus visibles et davantage mis en valeur auprès des autres utilisateurs de la plateforme.

 

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22/09/2017

Crowdfunding:la sélection est trop classique et trop consensuelle

S’affranchir du dogme

Les plateformes de crowdfunding, tout comme les autres acteurs de l’investissement non coté (à l’instar des réseaux de business angels et des venture capitalists) trient les projets au travers de prismes trop classiques et trop consensuels, ils peuvent ainsi très bien ne pas déceler de véritables perles. Dans l’univers du capital-risque prédomine, par exemple, la perception trompeuse qu’en dehors des technologies de pointe il n’est point de pactole !

Le corollaire de cette perception est que les startups « non tech » ont implicitement un potentiel moindre de retour sur investissement et sont de ce fait moins attractives pour les contributeurs potentiels. On a ainsi tendance à penser que pour une jeune pousse, le fait de détenir une technologie propriétaire, dont on peut breveter plusieurs composantes et applications innovantes constitue le meilleur moyen d’établir à terme un avantage concurrentiel et une barrière à l’entrée (dans le marché visé) pour dissuader la concurrence. Pourtant, bien des startups non tech méritent un minimum de bienveillance de la part des contributeurs potentiels, car elles sont nombreuses à offrir des perspectives de dégager des marges suffisamment élevées que pour alimenter d’excellents cash flows et ROI (return on investment).

En d’autres mots, une entreprise émergente proposant une technologie propriétaire avancée, unique et brevetable n’est pas la seule voie menant à un pactole potentiel. La véritable barrière à l’entrée et/ou l’avantage compétitif est surtout de savoir fournir un service de qualité en arborant des marges élevées (ce qui implique notamment de savoir maîtriser ses coûts). Un projet classique (de type, nettoyage à sec, boulangerie, ou bowling), avec un business modèle simple et une bonne équipe peuvent suffire à enrichir un investisseur. Le corollaire à ce principe est qu’il faut également trouver les moyens d’aider les jeunes pousses non tech à émerger et à gagner en visibilité auprès de contributeurs individuels, à l’instar de ce que font, de manière assez parcellaire, les portails de crowdfunding.

 

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