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10/12/2016

Comment choisir ses business angels?

“Les business angels sont comme l’eau, ils peuvent porter votre navire…ou le couler”

 

Pourquoi les choisir?

Pour une raison pas toujours évidente aux yeux des créateurs de startups : le côté obscur de la « force ». Certains investisseurs, sympathiques et machiavéliques à la fois, profitent de l’innocence des fondateurs, peu sûrs d’eux au moment de négocier l’ouverture de leur capital-actions.

Mieux vaut donc pouvoir cerner au plus vite et tenir à distance les enfants terribles du capital-risque. Ne vous fiez pas trop facilement à leur air enjôleur : au risque de devenir leur jouet.

La majorité des investisseurs « angéliques » vous seront utiles ou en tous cas ne vous porteront pas préjudice, mais une poignée d’entre eux, loin d’être inoffensifs peuvent se révéler nuisibles et même dangereux. Tout comme un seul raisin pourri peut ruiner la grappe entière. Un business angel mécontent, quelle que soit sa participation au capital de la start-up, peut créer des ravages et même détruire la frêle jeune pousse.

Nombreux sont les fondateurs ne réalisant pas que dans les entreprises émergentes, contrairement à ce qui se passe dans les sociétés bien établies, les rapports de force sont déconnectés de la possession du capital. Détenir la majorité des actions ou une minorité de blocage ne procure en fait qu’une illusion de détenir un avantage. En réalité, le business angel possédant ne fut-ce que 2% du capital de la jeune pousse peut tout fiche par terre si l’envie lui en prend.

Comment cela est-il possible ?

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09/12/2016

Mais elle est où la mesure de l’efficacité des dispositifs de soutien à l’accompagnement des créateurs d’entreprises ?

Un réel besoin d’accompagnement

 

Avertissement :

Le nom des réseaux observés n’est pas divulgué afin de respecter leur exigence expresse de ne pas être cités nommément.

 

L’accompagnement des entreprises par des réseaux spécialisés semble bénéfique pour leur survie (taux de pérennité) et leur croissance, la création d’emploi et l’accès des créateurs d’entreprises au crédit, quand on compare les résultats des entreprises suivies par les réseaux et les moyennes régionales.

 

Parmi les indicateurs d’impact et d’efficacité pour les créations d’entreprise, retenons le taux de pérennité à 3 ans (moyenne de 66% pour les entreprises accompagnées par les 5 réseaux observés), le nombre d’emplois créés par entreprise créée (moyenne très approximative de 1,6 emploi créé par entreprise créée), l’effet de levier moyen des prêts d’honneur (moyenne impossible à déterminer étant donné l’insuffisance d’informations provenant des réseaux), le coût réel de l’emploi créé (idem : moyenne impossible à déterminer vu le manque de coopération des réseaux interrogés), nombre d’entreprises créées au bout de 3 ans (moyenne très approximative de 7)

 

Les chiffres doivent toutefois être analysés avec précaution, notamment compte-tenu des différences des échantillons de populations concernées. En outre, chaque réseau procède à une sélection des candidats qu’il accompagne : les résultats sont donc à la fois des indicateurs de leur capacité de sélection des projets qui ont une chance d’aboutir (tout en étant spécialisés sur des cibles différentes dont certaines auront, par nature, de moins bons résultats que d’autres) et de compétence et efficacité en matière d’accompagnement.

 

Par ailleurs, l’addition de ces résultats n’a pas de sens, un même créateur pouvant être accompagné, successivement ou simultanément, par plusieurs réseaux, chacun ayant sa « spécialité » et pouvant intervenir à un moment différent de la création de l’entreprise. Ainsi, par exemple, un créateur suivi par le réseau A pourra bénéficier d’un prêt d’honneur d’un réseau B et d’une garantie d’un réseau C. Aussi, le calcul du coût par emploi créé de chaque réseau ne renseigne-t-il pas vraiment sur le coût global de l’accompagnement.

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08/12/2016

Faisons avancer le schmilblick du soutien aux startups

Les dispositifs de soutien direct aux créateurs d’entreprises ont rarement fait l’objet d’évaluation

 

Les aides directes sans remboursement visant à soutenir la création d’entreprises sont nombreuses. Mais il n’est malheureusement pas possible de distinguer, pour certaines de ces aides, celles qui bénéficient aux créateurs et celles qui bénéficient aux repreneurs.

Tant en montant qu’en nombre de bénéficiaires, les dispositifs les plus importants visent les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux :

- les exonérations sociales et fiscales visent en particulier les demandeurs d’emploi et les indépendants ;

- les subventions, qui représentent environ le double du montant des exonérations, sont également massivement orientées vers les créations d’entreprises par les chômeurs ou les personnes bénéficiant de minima sociaux à travers l’activation des dépenses sociales et la possibilité d’investir une partie de ses droits à allocation chômage dans son entreprise ou de bénéficier du cumul de son allocation et des revenus de son entreprise.

 

Ces dispositifs permettent notamment à cette catégorie de créateurs, aux moyens financiers a priori limités, de disposer soit de ressources pendant la période initiale où l’activité de leur entreprise ne permettrait pas de subvenir à leur besoin, soit d’un pécule qui peut compléter les fonds propres de leur entreprise. Par ailleurs, leurs charges sont réduites pendant les premiers mois voir les premières années. La majorité des chômeurs créateurs bénéficie de cette exonération.

Les dispositifs de subventions et d’exonération ont rarement fait l’objet d’évaluation et sont, en règle générale, mal suivis. Leur coût et le nombre de leurs bénéficiaires, notamment concernant les dispositifs les plus massifs, sont mal connus ce qui rend difficile la mesure de leur impact et de leur efficacité.

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