Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

14/09/2017

Il fleure comme un petit air de bulle sur la planète crowdfunding

Treize minutes et dix sept secondes. En octobre 2015, il n’aura pas fallu longtemps au cabinet de conseil Cala Partners pour emprunter 35 000 € auprès de 62 particuliers inscrits sur le site Lendix. Et encore, le taux de 5,5% promis à ces prêteurs était-il inférieur à la moyenne du secteur, qui était de 7,5% (en octobre 2015).

Des projets emblématiques qui ont connu une forte couverture médiatique, comme celui de la montre connectée Pebble Watch (montre connectée aux smartphones) qui a levé 20 millions de dollars auprès de 85 000 donateurs (ou pré-acheteurs) sur la plateforme Kickstarter en 2015 (et ce, avant même que le créateur ait lancé la production !), présentent par exemple des failles (retards, dysfonctionnements récurrents, produit jamais envoyé). Dans ce cas précis, la cause est le manque d’expérience entrepreneuriale préalable. La startup à l’origine de ce projet innovant a réussi à lever un million de dollars en moins de 30 minutes, plus de 7,5 millions en une journée et 20,3 millions à la fin de la campagne. Mais la réalisation a connu des retards pénalisants.

Exemples d’autres sirènes du crowdfunding dont les bénéfices spectaculaires ont fait les choux gras des médias :

-         Jackpot pour les 347 internautes qui avaient parié sur le succès du premier album du chanteur Grégoire, produit par le site MyMajorCompany. L’artiste a vendu plus de 800 000 albums. Plus-value réalisée: 1 860% en un an !

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

13/09/2017

Crowdfunding : quasi impossibilité de récupérer sa mise avant l’échéance

Lorsque vous investissez sur un des sites d’equity based crowdfunding (style Happy Capital), vous vous retrouvez en possession d’actions non cotées, donc difficiles à céder et sans valorisation officielle. Une porte de sortie vous sera offerte en cas de rachat de la société ou d’introduction en Bourse. Sinon, vous risquez de rester « collé » très longtemps, c’est-à-dire de vous retrouver dans l’impossibilité de céder vos titres. C’est-à-dire que vous ne pouvez pas récupérer votre investissement avant l’échéance.

Par contre, dans le crowdlending, comme on vous rembourse chaque mois une fraction de votre prêt avec les intérêts, vous récupérez au moins une partie de votre capital.

Récupérer sa mise à tout moment : une donnée que les plateformes commencent à prendre en considération. Le partenariat de SmartAngels avec BNP Paribas vise justement à créer un registre numérisé des titres non cotés et à faciliter ainsi leur échange. Cette volonté de mettre en place un marché secondaire anime de plus en plus de dirigeants de plateformes de financement participatif. C’est d’ailleurs une nécessité pour le rayonnement de l’equity based crowdfunding.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !

12/09/2017

Crowdfunding: miroir à alouettes !

L’essor du financement participatif tient en grande partie aux taux de rentabilité proposés aux internautes : de 4,5 à 15% de rendement ! Des chiffres attirants, à l’heure où les placements sans risques rapportent si peu, à l’heure où sur le marché interbancaire les taux sont actuellement négatifs, tandis que la Bourse se montre vaporeuse.

Les taux servis, proportionnels à la durée du crédit et à la santé de l’entreprise, sont fixés selon deux méthodes. Soit c’est la plateforme qui l’établit unilatéralement (Lendix, Lendopolis, Credit.fr), soit c’est un système d’enchères inversées qui prévaut. Le taux est de 9% en moyenne chez Unilend, entre 4% et 10% chez Lendopolis. Des rémunérations brutes auxquelles il faut, bien sûr, retrancher la fiscalité (En France : 15,5% de prélèvements sociaux, puis les intérêts sont imposés selon votre tranche marginale d’imposition).

Mais, les plateformes sont confrontées à une équation impossible. Elles doivent convaincre le grand public de prêter, par leur intermédiaire, de l’argent à des entreprises solides à 8 ou 9 %. Or des entreprises de qualité qui acceptent de payer un taux de 8 % ça n’existe pas puisqu’elles peuvent être financées en une semaine par leur banque à 3 % ou 4 %. Ce nouveau métier en France, comme en Belgique, n’a pas encore réussi à bien positionner le curseur entre le niveau du taux d’intérêt et le risque.

 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici !