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06/06/2015

Hiatus de l’écosystème startups belge

L’écosystème startups belge ne souffre ni d’un manque de bons projets, ni de bonnes infrastructures ni d’une insuffisance de capitaux pour les démarrer et les développer. Son problème fondamental est que l’offre de capitaux à risques n’y rencontre pas suffisamment la demande. Nous disposons également d’une intermédiation polymorphe (les différents  outils des dispositifs tant publics que privés d’aide à la création et au financement d’entreprises) et pourtant le marché du capital-risque et du financement des startups est peu efficient. Pourquoi ? Probablement parce que l’intermédiation actuelle est lacunaire : insuffisamment proactive et sans réelle valeur ajoutée, ni pour les entrepreneurs, ni pour les investisseurs.

Notre réseau d’accompagnement de startups  engendre un nombre insignifiant de levées de fonds réussies ! Proportionnellement au potentiel de la scène belge des startups, peu de projets sont sélectionnés par les structures d’intermédiation. D’un côté, peu de porteurs de projet se réfèrent aux réseaux actuels (par méconnaissance ou en raison de préjugés) et probablement parce que les prismes de sélection des intermédiaires sont trop classiques et consensuels. D’un autre côté, peu de business angels y adhèrent. Eux aussi par méconnaissance ou en raison de préjugés. Mais également à cause du formalisme parfois rébarbatif des structures d’intermédiation et de la faible qualité de leur prescription de startups. Lire la suite...

30/05/2015

Le principe des Matriochkas pour valoriser les startups Internet

Pour évaluer les sociétés actives sur le Web il était devenu nécessaire de s’affranchir des critères archaïques et dépassés de l’ancienne économie. Est apparue alors une méthode empirique, merveilleuse et universelle, inspirée du principe des « Poupées russes ».

Les Matriochkas, emboîtées les unes dans les autres sont un objet populaire symbole de fertilité. La métaphore des Poupées russes non seulement rend hommage à la fertilité des idées novatrices des pontes de l’investissement lucratif en matière d’évaluation expérimentale de société Internet mais est également utile pour faire saisir l’importance de la notion de valeurs imbriquées les unes dans les autres, le point de vue de l’évaluateur (qui construit la valeur par induction) se modifiant à chaque emboîtement plus grand.

La méthode en question est en fait une adaptation imaginative de la technique des multiples, très en vogue dans les processus classiques d’évaluation des entreprises. En finance d’entreprise, selon la logique des ratios et multiplicateurs : on considère qu’une entreprise vaut x fois son bénéfice (on parle alors de Price Earnings Ratio, PER) ou y fois son chiffre d'affaires (Price Sales Ratio, PSR). 

Mais, comme c’est le cas généralement de toute  start-up Internet qui ne rapporte rien en début d’activité, on ne peut donc se fonder sur le bénéfice actuel de celle-ci pour déterminer sa valeur. Pour surmonter l’obstacle on raisonne par analogie en choisissant d’autres indices. Par exemple, si l'on estime que les ventes actuelles sont des indicateurs de bénéfices futurs, on peut se fonder sur les ventes. Lire la suite

12/05/2015

Le crowdfunding : un nouveau segment de la finance ou une autre façon de concevoir le financement de l’économie ?

En 2014, 152 millions d’euros ont été collectés sur la cinquantaine de plateformes de finance participative, regroupées au sein de l’association Financement Participatif France (FPF). Soit plus du double des montants levés en 2013.

Preuve de l’engouement du public, 1,3 million de Français ont déjà soutenu un projet de crowdfunding : que ce soient quelques euros versés à un artiste sur un site de don (62 euros en moyenne en 2014), des centaines d’euros prêtés à une PME, ou plusieurs milliers investis (4 470 euros) dans le capital d’une start-up.

Dans l’univers de la finance participative, les plateformes de don sont les plus connues. Avec ces sites, l’internaute soutient un projet, principalement culturel, et reçoit en échange une récompense (du simple gadget, au produit financé), qui dépend du montant versé. En 2014, ce secteur a récolté plus de 38 millions d’euros (+90% par rapport à 2013), dont les deux tiers ont été réalisés par les leaders Kisskissbankbank (15 millions) et Ulule (12,8 millions). Lire la suite