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21/03/2017

Startups: combien valez-vous?

Les capitaux-risqueurs utilisent une batterie de tables d’évaluation

 Prenons le cas d’une start-up parvenue à lever 1,5 million d’euros, en ayant vendu 2 % de son capital social ; elle a donc une valeur totale (exubérante), après l’investissement requis (post money) de 75 millions d’euros. Et pour pouvoir mener à bien son plan de développement, la start-up devra encore lever 7 millions d’euros dans deux ans Or, il s’agit là d’un montant bien supérieur à l’investissement moyen pratiqué par la majorité des business angels. La jeune pousse devra donc se tourner vers les fonds de capital-risque pour des financements de cette ampleur. Et la première chose que ceux-ci demanderont sera : « Combien valez-vous ? »

 Une société de capital-risque étudie alors les chiffres pro forma (non audités) de la start-up et constate que les revenus projetés au terme de l’an 1 sont de 2 millions d’euros pour une perte prévue de 1 million d’euros.

 L’investisseur institutionnel s’en remet alors aux tables d’évaluation en vigueur sur le marché pour comparer les valorisations existantes pour des entreprises similaires.

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20/03/2017

Startups: les investisseurs regardent de près la manière dont ont été levés les premiers capitaux

Quand une société de capital-risque a affaire à une jeune pousse préfinancée par des business angels à hauteur de, par exemple 500 000 euros, elle la considère bien évidemment avec un peu plus de bienveillance.

Pour un capital-risqueur institutionnel l’investissement initial des pionniers est souvent considéré comme une pré-validation du concept mis en avant par la jeune pousse. Peut-être même que leur intervention a déjà permit à celle-ci d’atteindre un certain nombre de jalons commerciaux ou en matière de recherche et développement.

Mais en même temps, cela n’empêche pas les capitaux-risqueurs de regarder de très près la manière dont ont été levés les capitaux initiaux et sur base de quelle valorisation de la jeune pousse au départ.

Ce faisant, ils mettent le doigt sur un problème assez répandu, les valorisations excessives au départ handicaperont les levées de fonds suivantes.

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17/03/2017

Estimer la valeur de sa start-up

Considérons l’approche typique d’un jeune entrepreneur qui essayait de donner une valeur financière à son site Web concernant le Forex (abréviation de Foreign Exchange, c’est-à-dire commerce de devises). Cette valorisation devait lui servir de base de négociation pour l’ouverture de son capital à de nouveaux actionnaires. Pour le créateur du site, estimer la valeur de sa start-up fut une tâche plus ardue qu’il n’y paraissait. En effet, il existe de nombreuses méthodes classiques d’évaluation d’entreprise, qui sont surtout efficaces dans le contexte d’entreprises matures et classiques. Or son entreprise qui exploitait un site Web sortait de l’ordinaire. Cependant, sous les conseils de professionnels du chiffre (experts comptables, réviseurs d’entreprise) il a pu glaner quelques recettes :

 

·        L’approche comptable ; un chef d’entreprise lui avait expliqué comment l’assaisonner. Selon lui, la valeur de l’entreprise peut se baser, caricaturalement,  sur sa capacité de s’amortir sur une période donnée.  Ainsi, en prenant l’hypothèse que le site Web devait s’amortir en 4 ans et qu’il allait rapporter annuellement au minimum 90 000 euros de bénéfices, sa valeur pouvait valablement s’estimer aux alentours de 360 000 euros.

 

·        L’approche dynamique se base sur le potentiel de l’entreprise. Ici, la valeur de l’entreprise se base essentiellement  sur un chiffre d’affaire à venir.

 

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