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25/08/2017

Les dérives du crowdfunding

En général, les plateformes de financement participatif se prévalent de la mise en place de plusieurs filtres pour éviter les dérapages. Par exemple, certaines d’entre elles refusent les projets personnels, d’autres proposent aux porteurs de projet des mentors (sensés garantir la crédibilité du projet), d’autres encore (à l’instar de la plateforme Particeep en collaboration avec AXA) proposent même aux investisseurs des assurances spécifiques contre l’indisponibilité ou l’insuffisance de compétences du porteur de projet, étant bien entendu qu’il ne s’agit pas d’une assurance contre le risque d’escroquerie. D’autres ont mis au point des mesures encore plus sophistiquées comme les algorithmes de détection des fraudes.

Le système est faillible et les procédures (de sélection de projet, de dissuasion et de détection des fraudes) soi-disant draconiennes des portails de crowdfunding ne sont souvent  que fumée et miroir aux alouettes puisqu’elles ne peuvent parer à toutes les tentatives de projets bidons ni à toutes les manœuvres douteuses dans les campagnes : investisseurs fictifs ou éphémères pour amorcer la pompe à financement, testeurs-bidon, commentaires factices, fausse localisation du siège social (société californienne qui est en réalité ukrainienne), identités des membres de l’équipe falsifiées (on envoie à la plateforme des copies de passeport ou de cartes d’identité), etc.

 

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24/08/2017

Le crowdfunding ne perce pas en Belgique

Une étude de KPMG (2015) démontre qu’en matière de crowdfunding, la Belgique reste à la traîne : un Belge y consacre en moyenne 0,11 €, tandis qu’un Français y consacre 1,20 €, un Hollandais, 1,58 €, et un Anglais jusqu’à 1,78 €.

Le marché des plateformes de financement participatif en Belgique est très différent de ce qui se passe dans les autres pays. En effet, dans le royaume, la culture du risque n’est pas ancrée comme elle l’est dans les pays anglo-saxons. Et la culture financière des Belges est très lacunaire, notamment quand elle concerne les outils de levées de capitaux à risque. Une enquête commandée par le Cabinet Valoro en 2016 (892 personnes interviewées en Belgique) a révélé le manque de notoriété du crowdfunding auprès des particuliers mais également auprès des mini et des primo entrepreneurs : moins de 7% des Belges ont entendu parler de l’investment crowdfunding (prêt et/ou prise de participation). Mais 70% des répondants, selon cette même enquête, déclarent prendre en considération cette option pour effectuer un investissement/placement.

Le problème en Belgique n’est pas tant lié aux entrepreneurs car les idées et les projets ne manquent pas mais il est plus compliqué de trouver les investisseurs. Ceux-ci préfèrent placer leur argent sur un compte d’épargne plutôt que de l’investir sur une plateforme. Il est d’ailleurs symptomatique que sur les 50 000 membres de MyMicroInvest, moins de 10% d’entre eux seulement franchissent le pas et investissent.

 

 

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23/08/2017

Crowdfunding : ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Sur une plateforme de crowdlending, le remboursement de votre investissement et des intérêts est lissé jusqu’à l’échéance du crédit : vous prêtez à une entreprise qui vous versera une mensualité tous les mois. Le risque est évidemment celui d’une faillite ou de difficultés financières de l’entreprise. Car ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Elles ont essentiellement un rôle d’intermédiaire entre porteurs de projets et investisseurs, sans prendre de responsabilité sur la qualité intrinsèque des dossiers, même si elles ont l’obligation d’avertir les investisseurs des risques encourus.

Et ces intermédiaires sont soumis à une régulation plutôt légère. L’obtention du statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) est assez peu contraignante et repose, en France par exemple, sur un simple enregistrement auprès de l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances, le registre français des intermédiaires en assurance, banque et finance), contrairement au statut d’entreprise d’investissement (equity based crowdfunding), plus exigeant, qui nécessite une vraie procédure d’agrément par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avec implication de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

 

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