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04/12/2016

Le mal des startups belges

Voici une analyse personnelle des raisons pour lesquelles les startups innovantes de  la « tech économie » belge peinent à attirer les grands apporteurs de capitaux. Et dans la foulée voici aussi quelques pistes pour améliorer la prospérité de nos startups digitales.

 

  1. Pléthore d’explications secondaires

 

Le discours habituel sur l’état de détresse du secteur digital belge se résume généralement à invoquer  un environnement hostile.

Parmi les explications les plus couramment citées pour souligner l’indigence de nos jeunes pousses innovantes, citons : « l’étroitesse de notre marché », « le désert technologique », « nos grandes entreprises préfèrent se tourner vers des technologies étrangères », « le manque de moyens importants pour soutenir l’e-commerce belge », « le manque de formations spécialisées », « la pauvreté d’accès au capital-risque », « La Belgique n’est pas le pays du Venture Capital », « la myopie, la frilosité ou l’impatience des investisseurs belges (quand ils veulent bien investir, ils exigent alors un rendement important, rapidement) », etc.

Ces affirmations péremptoires expliquent ainsi le fatalisme ambiant : « Pour grandir, réussir, devenir un nouveau Google, Apple, Facebook, Amazon, il faut partir à l’étranger ! ». Mais elles ne se réfèrent  qu’à des facteurs externes aux startups et distinguent mal la causalité et la corrélation.

Par exemple, l’étroitesse de notre marché ou sa segmentation typique (régionale, communautaire, linguistique, etc.) est-elle la cause de la difficulté d’accès au capital-risque, ou simplement une corrélation ? Si les grandes entreprises belges préfèrent se tourner vers des technologies étrangères plutôt que vers les technologies innovées par nos startups est-ce la cause du désert technologique en Belgique ou une simple réciprocité ?

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03/12/2016

Le mal des spin-offs belges francophones

« Le jour où les business angels seront vraiment incités à investir dans celles-ci… les poules auront des dents » (un business angel belge qui préfère rester anonyme)

En Belgique, les spin-offs universitaires (startups issues de l’université) des régions francophones présentent dans l’ensemble des performances médiocres. Pour expliquer ce phénomène, on invoque, ça et là, un écosystème sous-développé et sous-financé à l’image du sous-régionalisme persistant qui empêtre la Wallonie depuis longtemps.

En réalité, cela n’a rien à voir. Le mal qui accable les spin-offs des universités francophones belges est simplement un écosystème mal calibré : plutôt complexe et concomitamment désincitatif.

Les dispositifs mis en place auprès de chacune de nos universités sont nombreux mais ne fournissent en réalité que peu de capitaux d’ensemencement. Pour sortir les spin-offs des stades précoces de leur existence, les dispositifs publics et privés d’animation économique comptent d’abord sur les dynamiques business angels, plus prompts que les venture capitalists (sociétés et fonds de capital-risque) à financer les phases d’amorçage et de démarrage des jeunes pousses.

Dindons de la farce

Malheureusement, toutes ces « bonnes fées » (*) autour du berceau de la spin-off créent, malgré elles, un environnement qui n’encourage en rien l’investissement « angélique ». Parce qu’en réalité,  elles ne parviennent pas à enlever chez les business angels l’amère impression d’être pris pour les dindons de la farce.

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02/12/2016

Accompagnement des startups: l’effrayant désert statistique

Une palette très complète d’opérateurs et une gamme très variée de dispositifs

En Belgique, les structures d’accompagnement à la création d’entreprise sont nombreuses, variées et complémentaires : c’est un bienfait.

Parmi les principaux acteurs de l’accompagnement des créateurs d’entreprises, il y a nos nombreux opérateurs d’animation économique agréés qui incluent les opérateurs de proximité (Cap Innove, Cide-Socran, UCM, BEP, CCI Luxembourg belge, Idelux, etc.), et les opérateurs spécialisés dans les matières qui touchent à la recherche et aux technologies. Par exemple, les services de transfert de connaissances et de technologie des universités et des hautes écoles, membres du réseau LIEU (Liaison Entreprise-Université), et la vingtaine de centres de recherches agréés (Wal-Tech, Adisif, Picarré, Innovatech, etc.).

Le dispositif compte également des incubateurs publics spécialisés (I-Tech Incubator, WSL, etc.), des agences conseils en économie sociale (Credal, Ages, etc.) et une bonne douzaine de structures d’aide à l’autocréation d’emploi (SAACE). Sans oublier une dizaine de formations pour la création d’entreprise (dispensées par l’Ifapme, Group One, etc.) et le plan Airbag pour les indépendants (initié par le Forem).

De manière générale, à quelques exceptions près, chaque opérateur définit ses méthodes, son programme d’accompagnement, sa cible privilégiée, ses objectifs et son mode de financement.

Concomitamment, les dispositifs de soutien à la création d’entreprise sont très nombreux et peuvent prendre des formes extrêmement différentes. Ils peuvent être classés selon plusieurs critères, en fonction :

- du destinataire du soutien financier du dispositif, on peut distinguer les dispositifs d’aides directesqui sont perçues par les créateurs eux-mêmes, et les dispositifs d’aides indirectes qui visent à faciliter la création d’entreprises en soutenant des actions qui bénéficieront indirectement aux créateurs. On trouve, parmi ces derniers, le développement de la culture entrepreneuriale, l’encouragement des investissements dans les entreprises en création, le financement d’acteurs pour accompagner ou héberger les créateurs, le développement de systèmes d’information à destination des créateurs, par exemple ;

 

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