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29/06/2017

Conseillers bancaires : vivement que les robots finissent par l’emporter sur l’humain !

En tant qu’usager de banques, et étant donné la médiocrité des conseillers humains (chargés de clientèle), j’attends avec impatience l’apparition des robo-advisors (robots-conseils, programmés par des experts, qui prodiguent des conseils financiers). C'est-à-dire que d’un point de vue strictement rationnel, je préfère la froideur de conseils automatiques efficaces plutôt que la tiède vacuité de l’expertise humaine dans l’industrie bancaire.

En effet, à longueur de temps l’ineptie des conseils reçus et la trivialité des solutions « clichés » mises en avant deviennent nocives. J’en déduis que la coupable et dangereuse incurie ordinaire à plusieurs conseillers clientèle fait le lit des robots spécialisés et même des chatbots (robots conversationnels sophistiqués pouvant gérer les questions les plus simples et/ou les plus répandues).

Quel client, particulier ou entrepreneur, n’a jamais eu à subir la nonchalance insupportable du travail et du comportement de certains chargés de clientèle. Voici un florilège de justifications entendues en accompagnant mes clients entrepreneurs, elles émanent de « conseillers professions libérales », « conseillers entreprises », « conseillers commerciaux clients professionnels », etc. y compris dans la « banque préférée des entrepreneurs » : « je suis seule dans cette agence et j’ai d’autres dossiers je ne pourrai pas vous donner une réponse avant… », « Je suis désolé, je pensais que nous avions rendez-vous la semaine prochaine… », « Je remplace Madame X qui a quitté l’agence pour aller travailler au siège… si vous m’expliquiez qui vous êtes et ce que vous faites… ».

En d’autres mots, des rendez-vous : postposés, oubliés, interrompus (par un ou plusieurs appel(s) téléphonique(s) impromptu(s) requérant l’attention immédiate de notre interlocuteur), avec une interlocutrice remplaçante, sans préparation du dossier (il faut tout réexpliquer au conseiller lors de l’entrevue), délais d’attente des décisions de la banque, etc.

Si au moins tous ces désagréments étaient compensés par un conseil de qualité, une solution optimale à votre problème apportant une véritable valeur ajoutée… mais non, rien de tout cela; souvent la seule constante est la banalité des solutions proposées par les chargés de clientèle.

 

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11/06/2017

Le modèle du conseil financier robotisé est imparfait

Dans l’industrie des services financiers, les robots-conseillers sont devenus la « saveur du mois », et tout le monde semble vouloir monter à bord du train en marche. Les startups mènent la charge, parce que c’est un moyen de pénétrer dans une industrie mûre pour la disruption. Ce qui est encore plus intéressant c’est que même les gros joueurs bien implantés investissent dans ces jeunes pousses conceptrices d’algorithmes financiers novateurs. Cela permet aux acteurs historiques de fournir des services financiers à beaucoup plus de clients pour une fraction du coût habituel, ainsi ils ont le bonheur de profiter de cela pour améliorer leurs marges.

Cependant, il y a un défaut majeur au cœur du modèle des conseils automatisés que tout le monde  semble avoir oublié. C’est parce que les principales places boursières sont en hausse depuis quelques années, en conséquence de quoi tout le monde a engrangé d’excellents rendements sur leurs investissements en bourse, par le simple fait d’avoir acheté des actions. La marée montante soulève tous les bateaux, et ceci est une des raisons pour lesquelles la performance des robots-conseillers financiers a été si bonne. La raison pour laquelle ils ont dépassé (en performance) nombre de conseillers humains est qu’ils prennent des commissions moindres. Le problème est que quand la Bourse cessera de grimper, et cela arrivera inévitablement, les investisseurs vont être extrêmement mécontents des rendements prodigués par leurs robo-advisors.

 

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10/05/2015

Une révolution "copernicienne" pour mobiliser la formidable épargne des Belges

Elle ne coûterait rien à l’Etat !

Au contraire, elle représenterait pour lui, à court terme, une économie immédiate (plus aucune exonération d’impôt  sur les opérations en Bourse, diminution de la massive dotation au dispositif public d’aide au financement d’entreprises), et à moyen terme, un rendement fiscal bien supérieur, grâce à l’effet cumulatif exponentiel d’un mode de taxation stimulant, sans oublier les gains collatéraux que sont les emplois créés (diminution chômage), l’impôt  sur les sociétés  nouvellement créées grâce à la facilitation du financement direct par Monsieur Tout-le-Monde.

Les marchés financiers belges n’ont jamais atteint la taille critique qui leur aurait permis de jouer en Belgique le même rôle d’apporteur de capitaux pour les PME que celui qu’ils jouent aux États-Unis ou au Royaume Uni. Banquiers et assureurs ne s’y sont pas impliqués suffisamment pour de multiples raisons, fondées ou non. Et la magnifique épargne des Belges languit dans l’oisiveté des comptes bancaires qui la tuent à petit feu (effet délétère de l’inflation rampante), elle n’a qu’exceptionnellement trouvé le chemin du financement de l’économie. Lire la suite