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21/09/2017

Les crowdfunders préfèreraient qu'on leur laisse l'initiative

La foule de mini investisseurs a besoin d’autonomie

Les petits investisseurs particuliers souhaitent, pour la plupart, qu’on leur laisse l’initiative de contacter eux-mêmes les porteurs de projet. Étant donné l’incommensurable diversité de motivations, de profils et d’ambitions de la part des contributeurs potentiels et étant donné qu’il est difficile de savoir comment ceux-ci veulent être contactés, et qu’il est malaisé de connaître ce qu’ils apprécient, ce qu’ils veulent voir et entendre de la bouche des mini-entrepreneurs, ce qui attire leur attention, etc., mieux vaut donc leur laisser l’initiative de contacter eux-mêmes les porteurs de projet. Les contributeurs pourront ainsi leur transmettre leurs exigences particulières en matière d’informations élémentaires et complémentaires.

Une base de donnée bien visible centralisant tous les projets d’entreprise d’une région, avec un accès garantissant aux utilisateurs une parfaite maîtrise de leur anonymat, rend possible ce « retournement de situation ».

En outre, une base de donnée centrale de projets permettrait à tous les acteurs « institutionnels » du secteur (accélérateurs, incubateurs, pépinières, plateformes de crowdfunding, business angels networks, etc.) d’enrichir leur propre dealflow en leur offrant un nouveau chenal pour dénicher de nouvelles opportunités de contributions (financières ou non financières) dans de jeunes pousses.

Les mini-investisseurs interviewés déclarent souhaiter un service leur permettant de sélectionner eux-mêmes les projets selon leurs propres critères et leur offrant la possibilité de structurer, entre eux, les projets choisis. Pour cela, il faut mettre en place, d’un côté un système efficace d’approvisionnement en continu de projets entrepreneuriaux et, d’un autre côté des outils de screening (procédure de sélection) et de diagnostic des projets, utilisables par quiconque.

 

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20/09/2017

Le marché du seed investment est fragmenté et peu structuré

Pour les porteurs de projet la recherche de financements s’apparente à un chemin de croix. Le parcours (de combattant) est effectivement compliqué, semé d’embûches et inutilement pénible et long. L’entrepreneur en herbe est souvent pressé, il sait qu’il existe probablement beaucoup d’investisseurs potentiels, mais il ne sait ni comment les dénicher, ni comment les aborder.

Par ailleurs, à l’échelle régionale, il n’existe aucune initiative de collecte générale d’informations répertoriant de manière proactive, systématique et à la source toutes les opportunités d’investissement dans des entreprises en création. Pourtant, des statistiques publiques permettraient une meilleure connaissance des contributeurs financiers (mini-investisseurs particuliers), de leurs comportements, de leurs attentes et de leurs frustrations pour donner une vision plus aigüe du fonctionnement du marché du capital-risque et favoriser l’efficacité des outils publics actuels concernant l’aide à la création et au financement d’entreprise.

Le funding gap et le chemin de croix des porteurs de projet pour lever des fonds, témoignent du peu d’efficacité du marché du capital-risque actuel. Marché où tous les investisseurs n’ont pas accès aux « bons » projets en même temps, ou aux mêmes conditions. Bref, tous les intervenants se baladent dans un brouillard perpétuel et beaucoup de bonnes idées n’obtiennent ainsi jamais d’audience. On y voit dès lors une perte substantielle de création d’activité.

 

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19/09/2017

Les facteurs externes qui affectent la rentabilité de l’industrie du crowdfunding

Plus la pression des facteurs externes est élevée, moins les plateformes ont de chances d’atteindre de hauts profits/revenus et vice-versa. Or, la pression externe est de plus en plus forte et la concurrence s’intensifie, dès lors le secteur a de plus en plus difficile à atteindre la rentabilité.

Dans l’equity based crowdfunding :

1)     La menace de substituts s’accroît

Parce que ceux-ci offrent un rapport prix / performance attractif (exemple de la Blockchain qui permet aux porteurs de projets d’opérer des collectes de fonds sur leurs propres plateformes). Et parce que les switching costs (coûts associés au changement de la manière de faire, c’est-à-dire les coûts monétaires et les coûts d’effort) sont faibles pour les utilisateurs (micro-investisseurs de la foule et porteurs de projet).

Il n’est pas difficile d’offrir un meilleur rapport prix-performance que ce qui existe aujourd’hui sur le marché. En effet, fondamentalement, celui du crowdfunding n’est pas plus attractif que le rapport prix-performance que propose une banque puisque la corrélation risque-rendement est toujours la même. Donc que ce soit pour le financement bancaire ou pour le financement participatif le rendement reste toujours proportionnel au risque : la banque classique octroie un rendement faible pour un risque faible ; et l’equity based crowdfunding offre un rendement plus élevé pour un risque plus élevé. Les particuliers qui recourent aux plateformes sont en quête de meilleurs rendements et donc acceptent de courir plus de risques. La plateforme n’est qu’un canal de diffusion qui ne change rien à la corrélation risque-rendement concernant l’actif sous-jacent à la transaction.

Comme l’investissement individuel est plafonné, et que le micro-investisseur n’a pas la possibilité de sortir quand bon lui semble (zéro pouvoir de négociation avec un investissement de seulement 1 000 €/projet) le risque de mauvaise performance augmente et cela vient grever l’attractivité du rapport prix-performance de la plateforme d’equity crowdfunding.

 

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