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19/08/2017

Crowdfunding : des règles trop lourdes et trop faciles à enfreindre accidentellement

Le développement du financement participatif des startups est freiné par la législation qui manque de souplesse et qui insiste trop sur la sécurité de l’épargnant. Elle est adaptée au financement traditionnel, à de gros montants. Elle soumet les plateformes de crowdfunding aux mêmes règles que les banques, alors que les sommes investies individuellement sont minimes.

En Belgique, par exemple, il existe deux types de contraintes pour le crowdfunding.

Premièrement, les fonds récoltés ne peuvent pas transiter sur un compte bancaire dont le titulaire est le site de financement participatif. Et la rémunération ne peut provenir que de la société initiatrice du projet (l’entreprise qui a levé les fonds). Si c’est la plateforme de crowdfunding qui rémunère les micro-investisseurs elle sera considérée comme un intermédiaire financier classique avec l’obligation d’avoir une licence bancaire, des contraintes en termes de fonds propres, de compliance (mise en conformité), d’audit. Ce qui est trop lourd pour la plupart des plateformes qui sont en général des structures relativement légères.

Deuxièmement, l’appel à l’épargne publique doit respecter certaines règles, et dès que le montant levé est supérieur à 300 000 euros (en Belgique), une procédure beaucoup plus lourde d’engagements, nécessitant notamment la publication de prospectus destinés aux investisseurs potentiels. Le prospectus publié par le site de crowdfunding doit être préalablement soumis à la FSMA (autorité prudentielle belge de régulation bancaire et financière) pour être avalisé.

 

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18/08/2017

Crowdequity: évaluations pernicieuses et propositions financières peu amicales

Les petits contributeurs novices sont généralement invités au capital de la start-up à un tarif élevé. En effet, ce qui attire les fondateurs de start-up ou les porteurs de projet vers les plateformes, c’est que celles-ci acceptent leur prix de la start-up, et celui-ci est presque toujours trop élevé. Souvent aux alentours de cinq à six fois les revenus bruts, contre une fois les revenus bruts si la start-up était cotée sur un marché règlementé classique.

La méthode d’évaluation n’est jamais expliquée, ni argumentée. Le nombre exact d’actions émises n’est jamais clairement indiqué. Il y a souvent un mécanisme de dilution à activer, après l’émission, par l’équipe de direction, qui suggère que le nombre d’actions en circulation changera à la discrétion de l’équipe directrice ou fondatrice.

Mais les hautes évaluations financières sont pernicieuses. Elles rendent les levées de fonds ultérieures plus difficiles, quitte à devoir diminuer radicalement parfois la valeur lors des tours de table suivants. En effet, les venture capitalists n’aiment pas investir aux côtés d’une multitude d’amateurs et aiment chicaner sur les clauses de participation et imposer des pactes d’actionnaires léonins, souvent rédhibitoires pour de nouveaux actionnaires.

 

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17/08/2017

Le crowdequity et le cynisme de sa communication sur la dilution

La plupart des portails d'equity based crowdfunding mettent également en garde contre le risque de dilution des actionnaires. Les micro-investisseurs de la foule comprennent généralement cet avertissement et l’acceptent en se disant qu’au final ils recevront une part plus petite, certes, mais d’un gâteau plus grand et que donc, l’un dans l’autre, ils ne perdront rien au change. Malheureusement, ces portails omettent de préciser que la plupart du temps, ces dilutions sont plus agressives qu’attendu – lorsque, par exemple, la jeune entreprise « crowdfundée » offre de nouvelles actions à faible prix, réduisant ainsi sensiblement la valeur de l’ensemble des actions en circulation – au détriment des petits actionnaires existants.

Les investisseurs prosélytes de la foule, c’est-à-dire le menu-fretin des actionnaires, reçoivent généralement des actions de classe « B ». Des titres financiers sans droits de vote attachés, dépouillés de clauses de protection contre la dilution, comme par exemple des droits de préemption grâce auxquels les actionnaires existants doivent se voir proposer l’achat des actions de l’entreprise avant de les rendre disponibles à toute autre personne.

 

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