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19/05/2017

Que manque-t-il à l’écosystème wallon pour multiplier les stars ?

Aujourd’hui, la Wallonie a presque tout, de bons ingénieurs, des idées, de très nombreux doctorants, la compréhension du monde, les fonds de capital-risque, des prêts à l’innovation, les incubateurs et accélérateurs, etc. Son écosystème du capital-risque rattrape, petit à petit, son homologue flamand en valeur, même s’il est encore loin de le rattraper en nombre d’opérations réalisées (les startups technologiques wallonnes ont levé 54 millions d’euros en 2016, tandis que leurs paires flamandes en ont levé plus de 200 millions). Bref, la Wallonie a coché énormément de cases et dispose maintenant de nombreux atouts pour faire émerger des champions mondiaux numériques, mais il reste encore du chemin à faire...

Bien sûr, il manque plusieurs choses, à commencer par des femmes, qui ne sont pas assez nombreuses dans le numérique (et encore moins dans le capital-risque). Il manque aussi aux Belges francophones de l’ambition, cette volonté de puissance qu’ont les Anglo-Saxons. Or, à l’échelle de la guerre mondiale qui se joue, nous ne pouvons plus nous payer le luxe de ne pas être ambitieux.

Et puis, il n’y a pas assez de transfert de technologies entre le monde académique, les universités, les hôpitaux, le FNRS (fonds national de la recherche scientifique) et les entreprises. Il est d’ailleurs symptomatique qu’en  régions francophones le système des spin-offs (c’est-à-dire les startups issues de l’enseignement supérieur) ne fonctionne pas bien. La Belgique est parmi les  grands pays au monde en matière de recherche (nos trois régions y contribuent de manière équivalente, toutes proportions gardées), et en tenant compte du nombre de doctorants par rapport à sa population universitaire. Les trois régions du pays constituent  un royaume  de technologies, mais celles-ci ne percolent pas assez dans le tissu économique. Et quand cela se fait, c’est beaucoup trop long, notamment dans le tissu économique wallon.

 

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06/01/2017

Nos startups ne baignent vraiment pas dans un écosystème idéal

Ce qui est terrible c’est que dans notre système de fonctionnement, des myriades de coaches -accompagnateurs défendent avec force leurs partis pris sur qui est le plus à même d’effectuer l’évaluation : l’investisseur. Dans leur conception « La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit ». En d’autres mots, ils ânonnent en chœur : « Vous valez ce que le marché vous dit », « Vous vaudrez ce que l’investisseur acceptera de payer », etc.

Or le préjugé que seul l’investisseur sait (évaluer) n’est pas forcément vrai. Ce n’est même souvent pas le cas !

Premièrement, nombre d ‘investisseurs ne connaissent, ou n’utilisent, que deux ou trois méthodes d’évaluation essentiellement classiques et toujours basées sur les projections financières de la start-up. Et même parmi ces méthodes quantitatives, essentiellement fondées sur les ratios comptables et les mathématiques financières, il y a plusieurs variantes possibles si bien que parmi les réseaux de business angels il n’existe pas de portrait-robot de la méthode de valorisation idéale, ni d’une combinaison idéale de plusieurs méthodes possibles.

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18/11/2016

Ouvrir les portes du marché états-unien aux startups belges

Imaginons une innovation radicale dans le soutien des pouvoirs publics à la création et au financement d’entreprise : L’Etat et les régions pourraient booster l’innovation en aidant nos startups technologiques (biotechnologies, énergies propres, les technologies de l’information, etc.) à pénétrer le marché états-sunien. Il s’agirait d’encourager nos jeunes pousses innovantes à s’ouvrir à d’autres processus et à d’autres structures d’innovation, dans des écosystèmes véritablement performants, comme ceux de la Silicon Valley et du Massachusetts.

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