Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

12/01/2017

Start-up: sa valorisation financière est la pierre angulaire de son financement

Sans ce processus d’évaluation, aucune négociation ne va bien loin, et si la valeur estimée se situe en dehors d’une fourchette raisonnable, elle torpillera très vite les pourparlers.

 Déterminer une valeur pour des entreprises naissantes ou pour des jeunes pousses (de 4 mois à 3 ans d’existence) est un processus épineux, intuitif et hautement subjectif puisqu’on ne se base en définitive que sur des évènements qui ne se sont pas encore matérialisés et qui donc ne se révèleront que dans le futur.

 Ainsi, quand ils tentent de valoriser un embryon de société, les investisseurs savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et que tout repose sur leur propre jugement, qu’ils bâtissent au fur et à mesure de leur processus d’estimation en tenant compte et en analysant une kyrielle d’éléments aussi disparates les uns que les autres.

 D’une manière récurrente, la série d’arguments avancée dans le débat entre praticiens de la finance et les milieux académiques, tend à affirmer que les startups exigent un traitement nouveau de leur valorisation financière car les méthodes d’évaluation traditionnelles ne leur sont pas valablement applicables notamment parce que ces méthodes nécessitent une prévision des flux futurs de trésorerie alors que la grande majorité des jeunes pousses engrange des pertes et ne prévoit pas même un passage au seuil de rentabilité avant longtemps.

Lire la suite de cet article paru sur LinkedIn : cliquer ici

04/01/2017

Start-up: nombre de créateurs d’entreprise ont une attitude sidérante

Le talon d’Achille dans la plupart des présentations de projet de start-up est la proposition d’investissement qui devrait normalement conclure le pitch. En quoi exactement votre start-up représente-t-elle une réelle opportunité d’investissement ? En d’autres mots, comment va-t-elle faire gagner de l’argent à l’investisseur, dans quel ordre de grandeur, dans quel délai, et surtout à quelles conditions ? Ce dernier point est le plus hasardeux et le plus craint par les porteurs de projet, parce que la plupart ne le savent pas encore, ou n’ont pas vraiment approfondi la question, et se cachent derrière les formules vagues ou dilatoires.

En fait, un bon nombre de créateurs d’entreprise ont une attitude sidérante : ils laissent sciemment de côté le processus d’évaluation et décident péremptoirement (à l’intuition) une valeur marchande de leur start-up, simplement en décidant quelle fraction de leur propriété ils sont prêts à céder en échange de capitaux frais :

« Heu… 10 % ». 

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici

08/12/2016

Faisons avancer le schmilblick du soutien aux startups

Les dispositifs de soutien direct aux créateurs d’entreprises ont rarement fait l’objet d’évaluation

 

Les aides directes sans remboursement visant à soutenir la création d’entreprises sont nombreuses. Mais il n’est malheureusement pas possible de distinguer, pour certaines de ces aides, celles qui bénéficient aux créateurs et celles qui bénéficient aux repreneurs.

Tant en montant qu’en nombre de bénéficiaires, les dispositifs les plus importants visent les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux :

- les exonérations sociales et fiscales visent en particulier les demandeurs d’emploi et les indépendants ;

- les subventions, qui représentent environ le double du montant des exonérations, sont également massivement orientées vers les créations d’entreprises par les chômeurs ou les personnes bénéficiant de minima sociaux à travers l’activation des dépenses sociales et la possibilité d’investir une partie de ses droits à allocation chômage dans son entreprise ou de bénéficier du cumul de son allocation et des revenus de son entreprise.

 

Ces dispositifs permettent notamment à cette catégorie de créateurs, aux moyens financiers a priori limités, de disposer soit de ressources pendant la période initiale où l’activité de leur entreprise ne permettrait pas de subvenir à leur besoin, soit d’un pécule qui peut compléter les fonds propres de leur entreprise. Par ailleurs, leurs charges sont réduites pendant les premiers mois voir les premières années. La majorité des chômeurs créateurs bénéficie de cette exonération.

Les dispositifs de subventions et d’exonération ont rarement fait l’objet d’évaluation et sont, en règle générale, mal suivis. Leur coût et le nombre de leurs bénéficiaires, notamment concernant les dispositifs les plus massifs, sont mal connus ce qui rend difficile la mesure de leur impact et de leur efficacité.

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici