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25/05/2017

Comment raisonne le business angel?

Ses deux interrogations majeures

Pour la plupart des business angels, indépendamment de la validation scientifique du projet de l’entreprise sollicitant une intervention en fonds propres (qui est alors effectuée par des experts de la communauté scientifique), les deux problèmes fondamentaux qui sont à résoudre lors de la lecture d’un dossier concernant une opportunité d’investissement sont :

-         La validation d’un potentiel commercial suffisant.

-         La validation de la capacité des porteurs de projet à développer une entreprise sur des marchés qui sont eux-mêmes émergents et/ou qui sont aujourd’hui mondialisés.

À ces deux interrogations majeures, seule une étude de marché solidement argumentée et une analyse portant sur le facteur humain permettent d’apporter des éléments de réponse.

 

Validation d’un potentiel commercial suffisant (étude de marché)

Le rôle de l’étude de marché est de scorer la capacité des produits ou services de la start-up et de permettre de définir à la fois les volumes d’investissements nécessaires et le rendement espéré. Il est donc un paramètre fondamental et déterminant de l’évaluation.

 

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24/05/2017

Startups: comment arrondir les angles en cas de désaccord avec vos investisseurs potentiels?

Si les entrepreneurs et les investisseurs sont proches de conclure mais ne parviennent pas à s’accorder sur une valeur explicite, plusieurs pistes sont disponibles pour sortir de l’impasse.

Pour accorder les points de vue sur une valeur, une bonne approche consiste à ajuster la valorisation implicite en recourant à un ou plusieurs facteurs incitants.

Par exemple, pour un investissement en capital de 1 million d’euros, les fondateurs de la start-up veulent que celle-ci soit valorisée premoney à 4 millions d’euros, mais les investisseurs ne veulent pas leur accorder plus de 3 millions d’euros de valeur premoney.

On peut adoucir la position des business angels, pour qu’ils acceptent une valorisation se rapprochant des 4 millions d’euros, en leur octroyant, par exemple, des warrants additionnels leur permettant d’acheter des actions supplémentaires (disons 33 %) au même prix qu’aujourd’hui.

Ou encore, en leur suggérant de meilleures clauses de liquidation préférentielle : En passant, par exemple, d’une « préférence simple » à une « préférence simple + participation simple » ou à une « préférence multiple », voire à une « participation multiple ».

 

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23/05/2017

Startups : attention aux clauses de "ratchet"

Elles ont pour objectif de corriger (à posteriori) la valeur initiale d'entrée au capital des investisseurs. Fréquemment les investisseurs enthousiastes souscrivent à des augmentations de capital dans des startups sur des bases de valorisation qui leur paraissent après coup trop élevées. Les investisseurs craignent, rétrospectivement, de mesurer à quel point les valorisations initiales peuvent être disproportionnées par rapport à celles proposées à de nouveaux investisseurs prêts à souscrire à de nouvelles levées de fonds pour assurer la pérennité de ces entreprises.

En d’autres mots, les capitaux-risqueurs pionniers veulent éviter le risque de payer trop cher leur entrée au capital et, en outre, le risque de s'exposer à être fortement dilués lors des levées de fonds ultérieures. Les clauses de "ratchet" ont justement vocation à limiter les effets de cette dilution. Elles sont dès lors assez souvent négociées par les investisseurs lors de leur entrée initiale au capital.

 

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