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11/06/2017

Le modèle du conseil financier robotisé est imparfait

Dans l’industrie des services financiers, les robots-conseillers sont devenus la « saveur du mois », et tout le monde semble vouloir monter à bord du train en marche. Les startups mènent la charge, parce que c’est un moyen de pénétrer dans une industrie mûre pour la disruption. Ce qui est encore plus intéressant c’est que même les gros joueurs bien implantés investissent dans ces jeunes pousses conceptrices d’algorithmes financiers novateurs. Cela permet aux acteurs historiques de fournir des services financiers à beaucoup plus de clients pour une fraction du coût habituel, ainsi ils ont le bonheur de profiter de cela pour améliorer leurs marges.

Cependant, il y a un défaut majeur au cœur du modèle des conseils automatisés que tout le monde  semble avoir oublié. C’est parce que les principales places boursières sont en hausse depuis quelques années, en conséquence de quoi tout le monde a engrangé d’excellents rendements sur leurs investissements en bourse, par le simple fait d’avoir acheté des actions. La marée montante soulève tous les bateaux, et ceci est une des raisons pour lesquelles la performance des robots-conseillers financiers a été si bonne. La raison pour laquelle ils ont dépassé (en performance) nombre de conseillers humains est qu’ils prennent des commissions moindres. Le problème est que quand la Bourse cessera de grimper, et cela arrivera inévitablement, les investisseurs vont être extrêmement mécontents des rendements prodigués par leurs robo-advisors.

 

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26/04/2017

Les startups fintechs vont-elles dégommer les banques?

Il y a beaucoup de marketing autour de l’alternative, de l’innovation disruptive, de la créativité, de la productivité nouvelle qu’engendreraient les startups fintech. Pourtant, malgré une « com très provoc », elles cachent souvent une histoire entrepreneuriale plus banale.

Que sont les fintechs ?

Fintech est devenu le mot à la mode aujourd’hui, et beaucoup d’investisseurs sont enchantés d’investir dans des jeunes pousses qui promettent de révolutionner la banque traditionnelle. Beaucoup d’entrepreneurs veulent également entrer dans la place, parce que c’est un secteur hot. En effet, ce qu’il y a de bien dans la manipulation de l’argent c’est qu’à chaque fois que l’argent coule au travers de votre chenal, une fraction s’y agglomère et donc vous en revient. Cela signifie que même si vous recevez un pourcentage très minime sur les transactions financières que vous engendrez, vous vous enrichissez sans avoir à trop travailler. Il s’agit d’un secteur tellement lucratif qu’il suscite énormément de convoitises.

 

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08/05/2015

Les spécificités belges en matière de financement d'entreprises

Certes nous savons pourquoi le financement est une clé de la croissance des PME. Mais nous ne savons comment faire ni pour favoriser le financement en fonds propres ni pour lever les obstacles au financement par l’endettement.

Pour expliquer, de manière très synthétique, le malthusianisme « à la belge » du marché des fonds propres, observons tout d’abord,  que le financement par la dette a été privilégié par rapport à celui sur fonds propres, probablement parce que ceux-ci impliquent une possibilité (un risque) de prise de contrôle de l’entreprise. Ce fait a bridé le développement des marchés de fonds propres en Belgique.

Par ailleurs, les entreprises ont été habituées à une intervention de l’État dans le domaine de la distribution de crédit.

Enfin, une moindre culture de la prise de risque a empêché que ne se développe une véritable tarification du crédit risqué, bloquant ainsi la sélection des projets par le niveau du taux d’intérêt. Lire la suite