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17/01/2017

Start-up: jouer à fond la carte de l'émotionnel

Ne pas aborder trop tôt la question délicate de la valorisation

 

Puisqu’il existe une multitude de types d’investisseurs ayant tous des profils de risques, des expériences et des motivations différents et qu’au sein même de chaque catégorie de capitaux-risqueurs les choses sont perçues différemment, le lien, dans cette diversité, c’est l’émotionnel. L’entrepreneur doit donc jouer à fond la carte de l’irrationnel pour que les investisseurs se sentent un peu plus à l’aise dans l’opération.

En d’autres mots, avant toute considération financière, il est important que l’entrepreneur parvienne d’abord à convaincre l’investisseur de ses talents extraordinaires de gestionnaire, de la pertinence de sa vision, de l’accessibilité de son rêve. Il y réussira d’autant mieux qu’il partagera le plus tôt possible sa vision du futur avec l’investisseur. Il doit donc s’assurer que le courant passe avec l’investisseur, c’est un aspect vital de toute collaboration fructueuse, et c’est encore plus flagrant dans une start-up. Il est d’ailleurs difficile de surestimer le rôle que joue une bonne « alchimie » entre les acteurs dans le processus d’évaluation. Sans oublier que l’argent n’est pas tout ce qu’un entrepreneur habile espère retirer de son partenaire financier.

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14/01/2017

Investisseurs "suiveurs" et investisseurs "interventionnistes"

Notons les évolutions majeures dans le secteur du capital-risque :

La multiplication des investissements dans des sociétés des secteurs Internet et de la haute technologie, observée entre 2006 et 2016, s’accompagne de la création de nouveaux fonds de capital-risque et de l’entrée dans le capital-risque de nouveaux investisseurs. Il s’agit surtout d’investisseurs institutionnels comme des fonds de pension ou des fonds d’universités privées. Cette évolution semble déplacer, au moins temporairement, le rapport de force entre financiers et entrepreneurs en faveur de ces derniers. En outre, de grandes sociétés créent leurs propres fonds de capital-risque (corporate venture capital funds) avec l’objectif de pouvoir mieux suivre et contrôler le rythme de l’innovation dans leur industrie.

Les capitaux-risqueurs expérimentés sont rares. La formation de capital-risqueur ne s’acquiert pas en effet dans les écoles de commerce mais par la pratique et l’apprentissage sur le terrain, d’où le bon mot, pour illustrer l’effet de contrainte dû à la formation, selon lequel la formation d’un capital-risqueur serait aussi coûteuse que le crash un avion de ligne ! (Exprimé par le capital-risqueur californien John Doerr de la société de capital-risque Kleiner Perkins Caufield Byers, célèbre dans la Silicon Valley.)

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13/12/2016

Fondateurs et financeurs doivent-ils devenir des amis?

En tant que business angel la raison pour laquelle j’investis dans une start-up est parce que je crois en son fondateur et son équipe. D’abord, il est inutile de me tendre votre sébile si vous êtes seul. Je n’ai ni le temps ni l’envie de dénicher pour vous d’autres associés, à moins que j’en ai sous la main. J’accepte de soutenir une équipe incomplète si le ou les fondateurs existants me démontrent qu’ils sont suffisamment débrouillards que pour savoir comment dénicher les compétences qu’ils leur manquent.

Ensuite, si je crois en vous c’est parce que j’ai senti que vous aviez le potentiel de me rapporter beaucoup d’argent pendant que vous développerez notre start-up, parce que vous avez conçu (ou allez concevoir) un produit/service pouvant résoudre les soucis réels de clients payants.

Au cours de mes entretiens exploratoires avec vous, je suis à la recherche d’atomes crochus et je suis disposé à établir une connexion émotionnelle, parce que je ne ferai pas que vous observer, je compte bien continuer à apprendre de vous autres fondateurs. Cela signifie qu’en tant qu’investisseur providentiel, je vais avoir une relation personnelle avec vous, qui débordera le cadre purement professionnel.

La question est : est-ce une bonne idée de devenir ami avec les fondateurs que je finance?

Je me méfie de l’éventuel retour de bâton. En l’occurrence, l’amitié peut se retourner contre moi. En effet, si mon poulain (l’entrepreneur) me considère comme son pote, il pourrait avoir tendance à ne pas prendre au sérieux et donc à ne pas suivre mes conseils. Par contraste il pourrait attacher beaucoup plus d’importance au feedback des venture capitalists (sociétés ou fonds de capital-risque), parce que ceux-ci lui semblent plus professionnels et ont plus de poids (notoriété et montant investi dans la start-up).

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