Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

13/12/2016

Fondateurs et financeurs doivent-ils devenir des amis?

En tant que business angel la raison pour laquelle j’investis dans une start-up est parce que je crois en son fondateur et son équipe. D’abord, il est inutile de me tendre votre sébile si vous êtes seul. Je n’ai ni le temps ni l’envie de dénicher pour vous d’autres associés, à moins que j’en ai sous la main. J’accepte de soutenir une équipe incomplète si le ou les fondateurs existants me démontrent qu’ils sont suffisamment débrouillards que pour savoir comment dénicher les compétences qu’ils leur manquent.

Ensuite, si je crois en vous c’est parce que j’ai senti que vous aviez le potentiel de me rapporter beaucoup d’argent pendant que vous développerez notre start-up, parce que vous avez conçu (ou allez concevoir) un produit/service pouvant résoudre les soucis réels de clients payants.

Au cours de mes entretiens exploratoires avec vous, je suis à la recherche d’atomes crochus et je suis disposé à établir une connexion émotionnelle, parce que je ne ferai pas que vous observer, je compte bien continuer à apprendre de vous autres fondateurs. Cela signifie qu’en tant qu’investisseur providentiel, je vais avoir une relation personnelle avec vous, qui débordera le cadre purement professionnel.

La question est : est-ce une bonne idée de devenir ami avec les fondateurs que je finance?

Je me méfie de l’éventuel retour de bâton. En l’occurrence, l’amitié peut se retourner contre moi. En effet, si mon poulain (l’entrepreneur) me considère comme son pote, il pourrait avoir tendance à ne pas prendre au sérieux et donc à ne pas suivre mes conseils. Par contraste il pourrait attacher beaucoup plus d’importance au feedback des venture capitalists (sociétés ou fonds de capital-risque), parce que ceux-ci lui semblent plus professionnels et ont plus de poids (notoriété et montant investi dans la start-up).

Lire la suite de cet article publié sur LinkedIn : cliquer ici

07/12/2016

La chute de Take Eat Easy ? Désespérant mais pas grave !

La start-up belge Take Eat Easy, parangon du secteur food delivery (livraison à domicile de repas) tire sa révérence, en pleine croissance de ses activités (croissance mensuelle de 30% sur les douze derniers mois avec 20 villes européennes, 3000 livreurs, 3500 restaurants) et sans avoir démérité. Paradoxal, n’est-il pas ? Pas vraiment. Il ne faudrait pas oublier qu’en Belgique, environ un quart des TPME font faillite alors que leur carnet de commandes est plein ! La suprême raison de leur échec : les difficultés chroniques de leur trésorerie. C’est donc un problème assez classique.

Heureusement, les véritables « grands perdants » dans cette aventure avortée ne sont ni les fondateurs de la start-up, ni les livreurs, ni les restaurants, ni les clients, mais seulement les investisseurs professionnels des deux dernières grosses levées de capitaux. Respectivement 6 millions d’euros, en avril 2015, tour de table de Série A auprès de Rocket Internet, DN Capital et Piton Capital et 10 millions d’euros, début 2016, tour de table de Série B auprès des mêmes investisseurs et d'Eight Road Ventures (anciennement Fidelity Growth Partners). Et ces capitaux-risqueurs ont habituellement les poches profondes.

Donc, dans l’ensemble il s’agit d’un moindre mal, puisque les clients peuvent recourir à d’autres plateformes de livraison et que les restaurateurs et les coursiers peuvent passer à la concurrence, notamment chez Deliveroo. Pour les fondateurs de Take Eat Easy (TEE), il n’y a pas de soucis à se faire. En effet, une équipe qui a réussi à convaincre des professionnels du capital-risque de lâcher 16 millions d’euros, en deux levées rapprochées, pour une jeune pousse opérant dans un secteur très concurrentiel, avec un business modèle lacunaire recèle forcément des talents communicationnels hors pair qui seront réutilisables pour d’autres aventures entrepreneuriales.

Quels enseignements tirer de la chute prévisible de TEE?

Lire la suite de l'article publié sur LinkedIn: cliquer ici

08/03/2015

Entrepreneurs soyez combatifs

Défendez vos droits et rappelez à vos banquiers leurs devoirs