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23/08/2017

Crowdfunding : ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Sur une plateforme de crowdlending, le remboursement de votre investissement et des intérêts est lissé jusqu’à l’échéance du crédit : vous prêtez à une entreprise qui vous versera une mensualité tous les mois. Le risque est évidemment celui d’une faillite ou de difficultés financières de l’entreprise. Car ne comptez pas sur la plateforme pour vous rembourser !

Elles ont essentiellement un rôle d’intermédiaire entre porteurs de projets et investisseurs, sans prendre de responsabilité sur la qualité intrinsèque des dossiers, même si elles ont l’obligation d’avertir les investisseurs des risques encourus.

Et ces intermédiaires sont soumis à une régulation plutôt légère. L’obtention du statut d’Intermédiaire en Financement Participatif (IFP) est assez peu contraignante et repose, en France par exemple, sur un simple enregistrement auprès de l’Orias (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances, le registre français des intermédiaires en assurance, banque et finance), contrairement au statut d’entreprise d’investissement (equity based crowdfunding), plus exigeant, qui nécessite une vraie procédure d’agrément par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), avec implication de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

 

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14/08/2017

Crowdfunding: manque de flexibilité et de fonctionnalités des plateformes

Florilège des petits inconvénients des plateformes de crowdequity et de crowdlending en service :

-         Les portails sont de type take-it-or-leave-it et one-size-fits-all (c’est-à-dire notre plateforme convient à tous types de projets, c’est ça ou rien : vous la prenez telle quelle ou allez voir ailleurs)

-         Les limites arbitraires de durée des collectes font partie des raisons principales pour lesquelles presque deux tiers des campagnes de collecte de fonds échouent.

-         Les mesures arbitraires du type atteindre l’objectif ou ne rien recevoir contribuent fréquemment plus à l’échec qu’au succès de la campagne.

-         Voulez-vous que votre campagne ratée de crowdfunding reste en ligne indéfiniment comme un monument à la gloire de votre échec ? Et bien c’est ce à quoi vous réduisent les gros portails.

-         Les sites de crowdfunding gardent le contrôle sur les données utilisateurs des réseaux et communautés que vous avez bâtis. Est-ce bien juste ?

 

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12/08/2017

Le crowdfunding, un financement de proximité, vraiment?

Pour le particulier, la possibilité d’investir directement dans un projet est un mirage !

Le crowdfunding devait permettre la désintermédiation et la proximité du financement de projets et ce grâce à Internet. Au lieu de cela, la plupart des portails d’equity based crowdfunding invitent les gens à se regrouper dans une structure ad hoc dédiée qui, elle seulement, investit dans les projets.

Par exemple, chez MyMicroInvest (MMI), le micro-investisseur n’est pas directement actionnaire de la start-up dans la quelle il investit. Il est seulement détenteur d’une « note participative » qui est émise par MMI en représentation de l’investissement qui est réalisé par les internautes dans le projet en question. La relation entre l’épargnant et la start-up reste au stade virtuel.

Il ne s’agit donc pas d’une relation de proximité… assez éloignée de l’esprit du crowdfunding originel. La foule investit en réalité dans MMI Finance SA (qui procède à des émissions de titres structurées en compartiments isolés pour chaque projet). C’est cette société financière qui, elle, investit ensuite, au côté d’investisseurs professionnels, dans la start-up en quête de fonds. MMI c’est seulement 20%-25% de financement communautaire et 80%-75% de financement professionnel. Dès lors se proclamer acteur de référence du crowdfunding, en Belgique ou en Europe, n’est pas loin d’être une sorte d’imposture !

 

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