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09/12/2016

Mais elle est où la mesure de l’efficacité des dispositifs de soutien à l’accompagnement des créateurs d’entreprises ?

Un réel besoin d’accompagnement

 

Avertissement :

Le nom des réseaux observés n’est pas divulgué afin de respecter leur exigence expresse de ne pas être cités nommément.

 

L’accompagnement des entreprises par des réseaux spécialisés semble bénéfique pour leur survie (taux de pérennité) et leur croissance, la création d’emploi et l’accès des créateurs d’entreprises au crédit, quand on compare les résultats des entreprises suivies par les réseaux et les moyennes régionales.

 

Parmi les indicateurs d’impact et d’efficacité pour les créations d’entreprise, retenons le taux de pérennité à 3 ans (moyenne de 66% pour les entreprises accompagnées par les 5 réseaux observés), le nombre d’emplois créés par entreprise créée (moyenne très approximative de 1,6 emploi créé par entreprise créée), l’effet de levier moyen des prêts d’honneur (moyenne impossible à déterminer étant donné l’insuffisance d’informations provenant des réseaux), le coût réel de l’emploi créé (idem : moyenne impossible à déterminer vu le manque de coopération des réseaux interrogés), nombre d’entreprises créées au bout de 3 ans (moyenne très approximative de 7)

 

Les chiffres doivent toutefois être analysés avec précaution, notamment compte-tenu des différences des échantillons de populations concernées. En outre, chaque réseau procède à une sélection des candidats qu’il accompagne : les résultats sont donc à la fois des indicateurs de leur capacité de sélection des projets qui ont une chance d’aboutir (tout en étant spécialisés sur des cibles différentes dont certaines auront, par nature, de moins bons résultats que d’autres) et de compétence et efficacité en matière d’accompagnement.

 

Par ailleurs, l’addition de ces résultats n’a pas de sens, un même créateur pouvant être accompagné, successivement ou simultanément, par plusieurs réseaux, chacun ayant sa « spécialité » et pouvant intervenir à un moment différent de la création de l’entreprise. Ainsi, par exemple, un créateur suivi par le réseau A pourra bénéficier d’un prêt d’honneur d’un réseau B et d’une garantie d’un réseau C. Aussi, le calcul du coût par emploi créé de chaque réseau ne renseigne-t-il pas vraiment sur le coût global de l’accompagnement.

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08/12/2016

Faisons avancer le schmilblick du soutien aux startups

Les dispositifs de soutien direct aux créateurs d’entreprises ont rarement fait l’objet d’évaluation

 

Les aides directes sans remboursement visant à soutenir la création d’entreprises sont nombreuses. Mais il n’est malheureusement pas possible de distinguer, pour certaines de ces aides, celles qui bénéficient aux créateurs et celles qui bénéficient aux repreneurs.

Tant en montant qu’en nombre de bénéficiaires, les dispositifs les plus importants visent les chômeurs ou les bénéficiaires de minima sociaux :

- les exonérations sociales et fiscales visent en particulier les demandeurs d’emploi et les indépendants ;

- les subventions, qui représentent environ le double du montant des exonérations, sont également massivement orientées vers les créations d’entreprises par les chômeurs ou les personnes bénéficiant de minima sociaux à travers l’activation des dépenses sociales et la possibilité d’investir une partie de ses droits à allocation chômage dans son entreprise ou de bénéficier du cumul de son allocation et des revenus de son entreprise.

 

Ces dispositifs permettent notamment à cette catégorie de créateurs, aux moyens financiers a priori limités, de disposer soit de ressources pendant la période initiale où l’activité de leur entreprise ne permettrait pas de subvenir à leur besoin, soit d’un pécule qui peut compléter les fonds propres de leur entreprise. Par ailleurs, leurs charges sont réduites pendant les premiers mois voir les premières années. La majorité des chômeurs créateurs bénéficie de cette exonération.

Les dispositifs de subventions et d’exonération ont rarement fait l’objet d’évaluation et sont, en règle générale, mal suivis. Leur coût et le nombre de leurs bénéficiaires, notamment concernant les dispositifs les plus massifs, sont mal connus ce qui rend difficile la mesure de leur impact et de leur efficacité.

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09/06/2015

Principes de base d’un écosystème startups efficace

(Et implications pour le positionnement de tout dispositif d’aide à la création et au financement d’entreprises)

Pour capturer au mieux la quintessence de ce qui rend un écosystème startups performant et améliorer l’efficacité de l’intermédiation il faut les ingrédients suivants :

  • Des entrepreneurs chevronnés  au service des primo-entrepreneurs !

Et non pas des fonctionnaires au service des investisseurs, ce qui est le schéma prédominant dans la plupart des structures d’accompagnement. Des investment managers ou analystes financiers et des accompagnateurs, diplômés universitaires ou non, qui n’ont jamais lancé eux-mêmes une société ne peuvent pas réellement comprendre les "startuppers" et de ce fait la qualité de leurs conseils est foncièrement toute relative.

 

  • Des aiguilleurs efficaces !

Ce qui implique une rénovation de l’intermédiation formelle(Business Angels Networks, incubateurs, accélérateurs de startups, plateformes de crowdfunding, etc.). En effet, il faut professionnaliser l’accompagnement en recrutant et en formant différemment les animateurs de réseaux d’aide à la création d’entreprise. Il faut également sonder la valeur ajoutée réelle des différents types d’intermédiaires et auditer objectivement et régulièrement l’efficacité réelle des structures d’accompagnement. Lire la suite...