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29/08/2017

Crowdinvestment: les processus de sélection de projets sont à géométrie variable

Les portails de financement participatif à destination des entreprises choisissent attentivement les projets présentés aux internautes. Anaxago, Unilend ou Wiseed, ne mettent en ligne qu’entre 1% et 5% des dossiers reçus. Ces plateformes se prévalent d’une procédure d’écrémage rigoureuse opérée par une équipe de « spécialistes du crédit ».

Lendopolis ou Prêtgo misent quant à elles sur un partenariat avec l’ordre des experts-comptables pour la sélection des dossiers : les entreprises doivent produire une attestation d’expert-comptable sur leurs données prévisionnelles, et sur la bonne utilisation des fonds. Credit.fr utilise un algorithme propriétaire pour faire le tri.

En général, les projets affichés sur les plateformes ne sont financés que si l’intégralité de la somme demandée est recueillie dans le temps imparti. Pour fonctionner, pour financer leurs procédures de sélection et de détection des fraudes (et les frais que celles-ci occasionnent) les sites prélèvent entre 4% et 15% de commission sur les montants collectés.

 

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28/08/2017

Crowdfunding : faut-il craindre les arnaques?

Des arnaques, il y en aura toujours c’est une simple question de probabilités. Peut-on s’en protéger ?

A postériori, peut-être en poursuivant en justice l’escroc. Mais le jeu en vaut-il la peine ? D’un côté, il y a le montant relativement faible donné, prêté ou investi. De l’autre, les frais de procédure (avances et honoraires d’avocats, majorés si l’action en justice se déroule à l’étranger), la longueur de la procédure (généralement deux ans minimum) et surtout l’incertitude du résultat de la procédure.

Au bout du parcours, il ne sera pas toujours facile pour la justice de distinguer la véritable filouterie d’un malheureux concours de circonstances (en tous cas l’abuseur essaiera toujours de maquiller sa friponnerie en malchance pure) ou d’une banale inexpérience (de l’entrepreneur peu scrupuleux). Mais surtout en cas de condamnation il ne sera pas toujours facile de faire appliquer la peine. Les probabilités sont fortes que l’escroc ait entretemps organisé son insolvabilité.

Une action collective alors ? Plus simple à dire qu’à faire. Il y a des contraintes et des limites à cette procédure. Et, peu de plateformes de crowdfunding acceptent de se joindre à une action en justice, pour diverses raisons, notamment la mauvaise publicité et parce qu’elles ne sont que des intermédiaires. Elles n’ont pas subi, elles, un dommage direct (autre ou plus grave qu’une atteinte à leur réputation) justifiant une réparation en justice.

 

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22/08/2017

Financement participatif: une atteinte exagérée à la liberté de spéculer

Une plateforme peut être utilisée pour servir un intérêt émotionnel, par exemple aider un membre de la famille ou un ami sur un projet, financer une ruche sur un toit participant ainsi localement à la biodiversité, etc. Mais aussi pour favoriser un intérêt spéculatif, comme investir avec l’espoir de voir son investissement fructifier tout en étant satisfait d’avoir participé à un évènement particulier, par exemple le montage d’un projet dans le tiers monde.

Les autorités prudentielles n’interdisent pas mais portent atteinte de manière outrancière à la liberté de spéculer. Elles semblent prêtes à tout pour empêcher la célébration de l’individu souverain. Chez nous pas de commémoration de l’idéal méritocratique, (réalisation de soi par l’activité d’investir, par la montée en autonomie financière…) comme c’est le cas chez les Anglo-saxons. L’État ne comprend pas cette nécessité croissante pour le particulier de se prendre en charge individuellement.

Or spéculer financièrement c’est simplement faire des choix individuels concernant son patrimoine personnel avec des conséquences particulières sur sa propre vie. Restreindre cette possibilité c’est donc faire obstruction à la liberté de se réaliser au travers de choix personnels. Brider, par des règlementations, la liberté d’investir ce que bon vous semble quand bon vous semble avec la conséquence de freiner la possibilité de vous enrichir est une attaque au libre choix fondamental des individus et cela va à l’encontre des droits et libertés, sans discrimination, que nous garantit pourtant la Constitution.

 

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