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22/08/2017

Financement participatif: une atteinte exagérée à la liberté de spéculer

Une plateforme peut être utilisée pour servir un intérêt émotionnel, par exemple aider un membre de la famille ou un ami sur un projet, financer une ruche sur un toit participant ainsi localement à la biodiversité, etc. Mais aussi pour favoriser un intérêt spéculatif, comme investir avec l’espoir de voir son investissement fructifier tout en étant satisfait d’avoir participé à un évènement particulier, par exemple le montage d’un projet dans le tiers monde.

Les autorités prudentielles n’interdisent pas mais portent atteinte de manière outrancière à la liberté de spéculer. Elles semblent prêtes à tout pour empêcher la célébration de l’individu souverain. Chez nous pas de commémoration de l’idéal méritocratique, (réalisation de soi par l’activité d’investir, par la montée en autonomie financière…) comme c’est le cas chez les Anglo-saxons. L’État ne comprend pas cette nécessité croissante pour le particulier de se prendre en charge individuellement.

Or spéculer financièrement c’est simplement faire des choix individuels concernant son patrimoine personnel avec des conséquences particulières sur sa propre vie. Restreindre cette possibilité c’est donc faire obstruction à la liberté de se réaliser au travers de choix personnels. Brider, par des règlementations, la liberté d’investir ce que bon vous semble quand bon vous semble avec la conséquence de freiner la possibilité de vous enrichir est une attaque au libre choix fondamental des individus et cela va à l’encontre des droits et libertés, sans discrimination, que nous garantit pourtant la Constitution.

 

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18/08/2017

Crowdequity: évaluations pernicieuses et propositions financières peu amicales

Les petits contributeurs novices sont généralement invités au capital de la start-up à un tarif élevé. En effet, ce qui attire les fondateurs de start-up ou les porteurs de projet vers les plateformes, c’est que celles-ci acceptent leur prix de la start-up, et celui-ci est presque toujours trop élevé. Souvent aux alentours de cinq à six fois les revenus bruts, contre une fois les revenus bruts si la start-up était cotée sur un marché règlementé classique.

La méthode d’évaluation n’est jamais expliquée, ni argumentée. Le nombre exact d’actions émises n’est jamais clairement indiqué. Il y a souvent un mécanisme de dilution à activer, après l’émission, par l’équipe de direction, qui suggère que le nombre d’actions en circulation changera à la discrétion de l’équipe directrice ou fondatrice.

Mais les hautes évaluations financières sont pernicieuses. Elles rendent les levées de fonds ultérieures plus difficiles, quitte à devoir diminuer radicalement parfois la valeur lors des tours de table suivants. En effet, les venture capitalists n’aiment pas investir aux côtés d’une multitude d’amateurs et aiment chicaner sur les clauses de participation et imposer des pactes d’actionnaires léonins, souvent rédhibitoires pour de nouveaux actionnaires.

 

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17/08/2017

Le crowdequity et le cynisme de sa communication sur la dilution

La plupart des portails d'equity based crowdfunding mettent également en garde contre le risque de dilution des actionnaires. Les micro-investisseurs de la foule comprennent généralement cet avertissement et l’acceptent en se disant qu’au final ils recevront une part plus petite, certes, mais d’un gâteau plus grand et que donc, l’un dans l’autre, ils ne perdront rien au change. Malheureusement, ces portails omettent de préciser que la plupart du temps, ces dilutions sont plus agressives qu’attendu – lorsque, par exemple, la jeune entreprise « crowdfundée » offre de nouvelles actions à faible prix, réduisant ainsi sensiblement la valeur de l’ensemble des actions en circulation – au détriment des petits actionnaires existants.

Les investisseurs prosélytes de la foule, c’est-à-dire le menu-fretin des actionnaires, reçoivent généralement des actions de classe « B ». Des titres financiers sans droits de vote attachés, dépouillés de clauses de protection contre la dilution, comme par exemple des droits de préemption grâce auxquels les actionnaires existants doivent se voir proposer l’achat des actions de l’entreprise avant de les rendre disponibles à toute autre personne.

 

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