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29/11/2016

Haro sur le fatalisme des start-uppeurs !

Le talon d’Achille dans la plupart des présentations de projet de start-up est la proposition d’investissement qui devrait normalement conclure le pitch. En quoi exactement votre start-up  représente-t-elle une réelle opportunité d’investissement ? En d’autres mots, comment va-t-elle faire gagner de l’argent à l’investisseur, dans quel ordre de grandeur, dans quel délai, et surtout à quelles conditions ?  Ce dernier point est le plus hasardeux et le plus craint par les porteurs de projet. La plupart ne le savent pas encore, ou pas vraiment, et se cachent derrière les formules dilatoires « Cela fera partie de la négociation ».

En réalité, il n’y a presque jamais de véritable négociation par la suite. Pour une raison simple, la plupart des start-uppeurs ne savent pas comment s’y prendre et leurs accompagnateurs non plus. Dans la plupart des organismes du dispositif d’aide à la création et au financement d’entreprises, les accompagnateurs ont coutume de dire à leurs poulains qu’il n’est pas nécessaire (à ce stade) de savoir ce que vaut la start-up parce que au final ce sera quand même l’investisseur qui aura le dernier mot et qui déterminera le prix qu’il est prêt à payer pour entrer dans la start-up. Les accompagnateurs se contentent de préparer sommairement la mariée pour les investisseurs avec qui ils ont l’habitude de travailler en bonne « synergie ».

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28/11/2016

A quand une mesure sérieuse de l’accompagnement des startups ?

Le rapport de la Cour des comptes constatant des manquements inquiétants dans la gestion financière d’Impulse.Brussels (Agence bruxelloise pour les entreprises) suscite chez certains députés l’envie politiquement calculée d’une analyse publique, minutieuse et constante des comptes des organismes d’intérêt public (OIP). Soit !

Mais ne serait-il pas  utile d’y ajouter une analyse publique méticuleuse et régulière des politiques mises en place par ces OIP et surtout de la façon dont elles mènent à bien leurs missions afin de mesurer objectivement, c’est-à-dire autrement que par la lecture des rapports d’activités dithyrambiques élaborés par ces mêmes OIP dans lesquels les conseils d’administration s’auto-congratulent à longueur de pages sur l’excellence du travail accompli par leur organisme.

Actuellement, dans  le dispositif public de soutien à la création et au financement d’entreprises, il n’existe pas de mesure un tant soit peu sérieuse de la qualité des services prestés aux entrepreneurs et aux créateurs d’entreprise par les différents organismes qui le constituent. Les pouvoirs publics se contentent de gober simplement des propos lénifiants des commissaires du gouvernement et des présidents des conseils d’administration des OIP. En somme, on demande, dans un entretien amical et joyeux d’évaluation, aux animateurs des organismes concernés de  juger eux-mêmes l’efficacité de leur travail. C’est comme demander à Al Capone de juger lui-même du bien-fondé de ses activités pour la ville de Chicago…

 

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23/11/2016

Lacunes du modèle belge d’élevage de startups

La Silicon Valley, les régions de Boston et de New York ont créé chacune un environnement éminemment favorable  où les investisseurs sont en compétition les uns avec les autres pour avoir une chance de financer la prochaine start-up « chaude ».

Tandis que dans notre écosystème de développement et de financement, ce sont les startups qui sont en compétition pour avoir une chance de présenter leur projet à un parterre d’investisseurs (souvent dilettantes). Elles doivent apprendre à se débrouiller toutes seules et trouver elles-mêmes des solutions dans des conditions frugales.

Pour résumer la nette imperfection du modèle belge d’élevage de startups, citons, parmi ses failles cruciales :

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