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20/08/2017

Les contraintes règlementaires poussent les plateformes de crowdfunding dans les bras des banques

En France et en Belgique seules les banques sont autorisées à collecter de l’épargne et à accorder des prêts. Pour délivrer des crédits, les sites doivent donc s’appuyer sur un établissement bancaire ayant pignon sur rue, ou obtenir un agrément délivré par une autorité de contrôle prudentiel.

Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre a pris plusieurs mesures, qui ont crédibilisé le secteur et facilité son essor. Elle a investi 100 millions de livres sur les plateformes en abondant auprès des investisseurs et contraint les banques à orienter les TPE vers des sites de crowdfunding lorsqu’elles refusent de leur accorder un prêt. En France il n’y a pas d’implication de la banque publique d’investissement (BPI) sur le modèle britannique.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont édité un « Guide du financement participatif (crowdfunding) à destination des plateformes et des porteurs de projet », qui recense les règles à observer selon le type de crowdfunding envisagé (www.amf-france.org).

 

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18/08/2017

Crowdequity: évaluations pernicieuses et propositions financières peu amicales

Les petits contributeurs novices sont généralement invités au capital de la start-up à un tarif élevé. En effet, ce qui attire les fondateurs de start-up ou les porteurs de projet vers les plateformes, c’est que celles-ci acceptent leur prix de la start-up, et celui-ci est presque toujours trop élevé. Souvent aux alentours de cinq à six fois les revenus bruts, contre une fois les revenus bruts si la start-up était cotée sur un marché règlementé classique.

La méthode d’évaluation n’est jamais expliquée, ni argumentée. Le nombre exact d’actions émises n’est jamais clairement indiqué. Il y a souvent un mécanisme de dilution à activer, après l’émission, par l’équipe de direction, qui suggère que le nombre d’actions en circulation changera à la discrétion de l’équipe directrice ou fondatrice.

Mais les hautes évaluations financières sont pernicieuses. Elles rendent les levées de fonds ultérieures plus difficiles, quitte à devoir diminuer radicalement parfois la valeur lors des tours de table suivants. En effet, les venture capitalists n’aiment pas investir aux côtés d’une multitude d’amateurs et aiment chicaner sur les clauses de participation et imposer des pactes d’actionnaires léonins, souvent rédhibitoires pour de nouveaux actionnaires.

 

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13/08/2017

Le crowdfunding joue un rôle indiscutable dans le développement de l'économie

Le financement participatif, de par l’implication d’un grand nombre de financeurs porteurs d’une large diversité de compétences et de perspectives d’évaluation et d’affectation des fonds, permet de financer des projets qui ne correspondent pas aux critères standards utilisés dans les circuits de financement traditionnels.

Cela concerne notamment les projets de taille limitée, en phase précoce de développement, mais aussi des projets lucratifs ou non (dans les domaines de la culture, de l'économie sociale, du développement durable...), et des projets innovants, plus ou moins à risque.

Combler le funding gap 

Le financement participatif, notamment l’equity based crowdfunding, a pour vocation de combler sur le marché des capitaux pour les startups et les jeunes entreprises en croissance le « vide dans la chaîne de financements » qui se situe entre les financements de proximité (famille et amis) et les financements institutionnels. Le funding gap concerne essentiellement les capitaux externes d’amorçage et les capitaux externes de démarrage. Il concerne donc une fourchette d’investissement comprise entre 25 000 € et 250 000 €, ce qui correspond grosso modo à la moyenne des fonds collectés sur les plateformes d’equity crowdfunding.

 

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