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17/01/2017

Start-up: jouer à fond la carte de l'émotionnel

Ne pas aborder trop tôt la question délicate de la valorisation

 

Puisqu’il existe une multitude de types d’investisseurs ayant tous des profils de risques, des expériences et des motivations différents et qu’au sein même de chaque catégorie de capitaux-risqueurs les choses sont perçues différemment, le lien, dans cette diversité, c’est l’émotionnel. L’entrepreneur doit donc jouer à fond la carte de l’irrationnel pour que les investisseurs se sentent un peu plus à l’aise dans l’opération.

En d’autres mots, avant toute considération financière, il est important que l’entrepreneur parvienne d’abord à convaincre l’investisseur de ses talents extraordinaires de gestionnaire, de la pertinence de sa vision, de l’accessibilité de son rêve. Il y réussira d’autant mieux qu’il partagera le plus tôt possible sa vision du futur avec l’investisseur. Il doit donc s’assurer que le courant passe avec l’investisseur, c’est un aspect vital de toute collaboration fructueuse, et c’est encore plus flagrant dans une start-up. Il est d’ailleurs difficile de surestimer le rôle que joue une bonne « alchimie » entre les acteurs dans le processus d’évaluation. Sans oublier que l’argent n’est pas tout ce qu’un entrepreneur habile espère retirer de son partenaire financier.

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14/01/2017

Start-up: un outil pour mesurer la compatibilité et la complémentarité des associés

Voilà bien une problématique souvent ignorée par les primo entrepreneurs.

Êtes-vous sûr d’avoir monté votre boîte avec les bons associés ? Les mésententes entre fondateurs sont la principale cause de cessation d’activité des startups : 72% des échecs des jeunes entreprises sont dus à des problèmes d’incompatibilité nés d’une mauvaise sélection des associés et/ou d’une mauvaise répartition des actions entre eux. Ainsi, les mariages d’affaires qui tournent mal sont légion.

La start-up bruxelloise ValoroPath a conçu une solution permettant d’anticiper cet écueil et de renforcer les liens entre associés. Il s’agit d’un outil permettant au porteur de projet de bien choisir ses cofondateurs en sondant leur capacité « start-uppeuriale » et l’adéquation de leurs aspirations et de leur vision avec la sienne.

Le cœur de la solution repose sur un test baptisé FOSE (acronyme de Founders’ Suitability Estimator). Ce test, associant les techniques du scoring et celles du Behavioral Interviewing, consiste en un pool de questions d’interview à poser aux associés potentiels pour identifier leurs soft skills, c’est-à-dire les aptitudes indispensables pour que la bonne entente entre associés s’installe dans la durée.

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Investisseurs "suiveurs" et investisseurs "interventionnistes"

Notons les évolutions majeures dans le secteur du capital-risque :

La multiplication des investissements dans des sociétés des secteurs Internet et de la haute technologie, observée entre 2006 et 2016, s’accompagne de la création de nouveaux fonds de capital-risque et de l’entrée dans le capital-risque de nouveaux investisseurs. Il s’agit surtout d’investisseurs institutionnels comme des fonds de pension ou des fonds d’universités privées. Cette évolution semble déplacer, au moins temporairement, le rapport de force entre financiers et entrepreneurs en faveur de ces derniers. En outre, de grandes sociétés créent leurs propres fonds de capital-risque (corporate venture capital funds) avec l’objectif de pouvoir mieux suivre et contrôler le rythme de l’innovation dans leur industrie.

Les capitaux-risqueurs expérimentés sont rares. La formation de capital-risqueur ne s’acquiert pas en effet dans les écoles de commerce mais par la pratique et l’apprentissage sur le terrain, d’où le bon mot, pour illustrer l’effet de contrainte dû à la formation, selon lequel la formation d’un capital-risqueur serait aussi coûteuse que le crash un avion de ligne ! (Exprimé par le capital-risqueur californien John Doerr de la société de capital-risque Kleiner Perkins Caufield Byers, célèbre dans la Silicon Valley.)

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